Ce qu'on a appelé la "révolution de Jasmin" a poussé le dictateur Ben Ali à fuir le pays, quelques semaines après la mort d'un jeune vendeur de fruits à Sidi Bouzid, au centre du pays. Huit ans après, ce lundi est un jour férié en Tunisie. Mais où en est-on de la révolution et des changements promis ?

Une photo de Mohamed Bouazizi, qui s'est immolé par le feu dans la ville de Sidi Bouzid il y a huit ans
Une photo de Mohamed Bouazizi, qui s'est immolé par le feu dans la ville de Sidi Bouzid il y a huit ans © Radio France / Nathanaël Charbonnier

À Sidi Bouzid, la révolution porte un nom mais elle a surtout un visage : en plein centre-ville, à l’endroit où tout a commencé, trône le jeune Mohamed Bouazizi qui s’était immolé par désespoir.

Son portrait immense est accroché sur le mur de la poste locale. Huit ans après, on ne lui voue pas de culte particulier... Et les revendications ont évolué avec le temps.

Aujourd'hui c'est une autre ville qui s'agite, Kasserine, à 100 km de Sidi Bouzid : plus éloignée de la capitale, plus pauvre, des incidents y ont éclaté en décembre après l'immolation, cette fois, d'un jeune journaliste indépendant. La révolution a pris des clés de la "maison Tunisie", mais n'a-t-elle pas oublié le peuple au passage ?

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