Le virus du SIDA est apparu il y a 25 ans. Depuis, il a tué 25 millions de personnes à travers le monde et il continue d'infecter en particulier les Africains. 30 millions d'entre eux vivent avec le virus HIV : hommes, femmes, enfants. Depuis quelques années, depuis la baisse du prix des médicaments, les pays s'organisent pour que leurs habitants malades puissent être soignés. Hélène Cardin revient du Bénin. Un petit pays de 7 millions et demi d'habitants qui peu à peu s'organise, grâce aux aides internationales comme par exemple la Fondation Bill Gates ou la Fondation Glaxo. Et c'est Michelle Barzach qui préside la Fondation Glaxo, l'ancienne ministre de la Santé qui, en 87 et 88, avait mené avec courage la politique de prévention du Sida en France. Depuis 8 ans, elle préside cette fondation qui, dans 13 pays en Afrique, forme des professionnels de santé au dépistage du virus, aux traitements, à la prévention de la transmission mère-enfant pendant la grossesse. Au Bénin cette fondation intervient notamment dans la clinique Louis Pasteur à Porto Novo (interview de Michelle Barzach). Que signifie l'éducation thérapeutique et les programmes d'observance ? Cette éducation thérapeutique consiste à apprendre aux patients à prendre dans de bonnes conditions leurs médicaments pour éviter les résistances qui rendent les traitements inefficaces. C'est entre autres la mission de Clément à la clinique Pasteur (interview). Le Bénin fait d'ailleurs figure de bon élève car il prend beaucoup de précautions pour bien faire et tenter de limiter l'épidémie. 5 500 patients prennent aujourd'hui des anti-rétro viraux. Ils n'étaient que 1 000 il y a un an. Toutefois, près de 10 000 autres attendent encore un traitement. Les médecins militaires par exemple se sont souciés très tôt de la santé des soldats. C'est certainement pour cette raison que cette armée africaine a été peu contaminée : 2% de contaminations comme la société civile. Explications du Dr Lawani, médecin à l'hôpital d'instruction des armées à Cotonou (interview). Un hôpital, des armées où accouchent dans la prévention les femmes des militaires et où sont soignés adultes et enfants. Contaminés avec le soutien de la Fondation Glaxo. La Fondation Glaxo est une émanation du laboratoire pharmaceutique GlaxoSmith Kline. N'est-ce pas un moyen pour distribuer en Afrique ses médicaments ? Réponse de Michelle Barzach (interview). Exemple à la clinique Louis Pasteur : les anti rétro viraux sont disitribués par un organisme public : le plan national de lutte contre le sida. Ces médicaments, distribués, deux fois par mois, sont des génériques indiens et béninois. Ce petit pays assure la gratuité de toute la prise en charge des 5 500 patients contaminés : médicaments et analyses. Le dépistage du virus est également gratuit. Donc le Bénin peut mieux faire, mais, fait déjà beaucoup et bien. Un dossier d'Hélène Cardin.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.