L’équipe de football de Russie lance sa Coupe du monde contre l’Arabie saoudite. Il y a moins de trois mois, des cris de singe étaient entendus à l’encontre de joueurs noirs de l’équipe de France à Saint-Petersbourg. Et ce n’était pas la première fois…

Comment la Russie va t-elle gérer le racisme de certains supporters dans ce mondial ?
Comment la Russie va t-elle gérer le racisme de certains supporters dans ce mondial ? © AFP / ISSOUF SANOGO

Alors que cinq équipes africaines, notamment, participent à cette Coupe du monde, comment leur vie en Russie s’est-elle organisée dans un tel contexte ? A Kalouga, par exemple, ville moyenne à environ 200 kilomètres à l’ouest de Moscou. C’est là qu’est installée, bien à l’écart du centre de la ville, l’équipe du Sénégal, dans un hôtel de cinq étages aux murs blancs et noirs.

Philippe, 24 ans, inconditionnel des Lions de la Teranga, a économisé de longs mois pour se payer son Mondial en Russie. Ces histoires de racisme ne l’intéressent pas.                                                                                                                                                                                                                                    

En fait, dès la qualification du Sénégal, l’ambassadeur de Russie à Dakar est allé rassurer le gouvernement sénégalais, explique Cheikh Fantamady Keita, chef du service des sports du quotidien Le Soleil

La même sécurité pour tous

D’après Mihail Kokarev, responsable russe pour la Fifa de la sécurité de la délégation sénégalaise à Kalouga, les mêmes mesures sont appliquées pour toutes les sélections.

Vous pensez que les gens sont fiers d’avoir l’équipe du Sénégal dans leur ville, à Kalouga ? Je pense que oui.

On a l’impression que tout va pour le mieux pour le Sénégal à Kalouga, Ce qui n'est pas vrai partout. Nous sommes allés aussi à Saransk, petite ville de 300 000 habitants, à 600 kilomètres au sud-est de Moscou, qui accueillera quatre matchs du Mondial, et notamment une rencontre de la Tunisie. Ici, tout n’est pas aussi tranquille et ouvert qu’à Kalouga.

Natalia, une mère de famille de deux enfants, lit le compte-rendu d’une réunion de parents d’élèves qui portait sur l’arrivée des supporters étrangers dans la cité. On y entend la méfiance et le repli sur soi face à l’étranger.

Les autorités rassurent

Alex Smertine, ancien joueur russe de Bordeaux, ambassadeur de la Fifa dans la lutte contre les discriminations dans le football, se bat pour que les médias occidentaux évitent de trop généraliser la situation dans son pays. "On verra, on verra, et on peut discuter dans un mois."

Les officiels russes, en se basant sur l'expérience d'une coupe des confédérations à huit équipes, sans histoire l’an dernier, sont convaincus que tout se passera bien pendant le Mondial… A grand renfort de sécurité également.

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