Pas de débat éco ce matin, mais un reportage à Toulouse, autre point chaud du second tour des Municipales. Au 1 er tour, le maire sortant, Jean-Luc Moudenc, un centriste soutenu par l'UMP et le socialiste Pierre Cohen ont terminé au coude à coude. Moudenc en tête avec plus de 42% des voix, contre 39% pour Pierre Cohen, son challenger. L'évènement de l'entre deux tours, c'est la fusion du Modem avec la liste UMP de Jean-Luc Moudenc. Le Modem a d'abord négocié à gauche, puis est allé voir à droite. Dans cette ville tenue par un maire de centre-droit depuis 37 ans, l'événement a relancé le suspense pour dimanche. Car dans cette ville rose qui votait à gauche pour les élections nationales, et à droite pour les municipales, le maire sortant, Jean-Luc Moudenc, est arrivé en tête dimanche dernier, 3 points devant son adversaire socialiste. Théoriquement, il n'a pas de réserve de voix sur sa droite : la fusion avec le Modem relance le suspense pour dimanche soir. Et l'abstention massive, 44%, n'arrange pas les pronostics. Eric Darras est maître de conférence à l'IEP de Toulouse (interview). L'autre souci, ce sont les reports de voix à gauche. Pierre Cohen a choisi de ne pas faire de place sur sa liste, à une gauche alternative et radicale qui a fait plus de 10% des voix. François Simon est l'un des candidats, qui a fait plus de 5% dimanche dernier (interview). Chaque candidat cherche à mobiliser ces abstentionistes du 1er tour. Pierre Cohen, le socialiste, fait du porte à porte dans les quartiers populaires. Quant à Jean-Luc Moudenc, il a décidé de visiter les beaux quartiers. Il est ce matin au Busca avec Dominique Baudis, ancien maire de Toulouse, son mentor, et Fabien Pelous, rugbyman du stade toulousain (interview de Jean-Luc Moudenc). Pierre Cohen doit convaincre que c'est le candidat de la gauche unie, et pas seulement la gauche des partis (interview de Pierre Cohen). Les résultats de dimanche dernier donnent un avantage mathématique à la gauche, mais personne n'est propriétaire de ses voix. La tête de liste Modem a choisi le maire sortant soutenu par l'UMP, alors qu'aux dernières législatives, les 2/3 de ses électeurs ont choisi au 2è tour le candidat de gauche. Enfin, il y a les abstentionistes des deux camps dont la mobilisation est aléatoire. D'ailleurs, un extrait de la chanson du groupe Estelo dou Coque, l'étoile du rythme en occitan, groupe qui tente en ce moment de mobiliser pour le vote dans les quartiers populaires. Une chanson pour voter ! Un reportage de Stéphane Iglésis en direct de Toulouse.

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