En août, l’île était durement frappée par le cyclone Dean provoquant des dégâts considérables dont les bananeraies totalement détruites. L’aide annoncée par le gouvernement se fait parfois attendre mais la solidarité entre agriculteurs métropolitains et martiniquais marche bien. Un pont aérien a même été organisé entre Paris et Fort de France. Tout commence par une rencontre sur un plateau de television à Fort de France. D’un côté, il y avait Jean-Michel Lemetayer, le président de la Fnsea, qui viennait voir ses adhérents ; et de l’autre, Hervé Pierret, le pdg de Corsair, qui rencontrait ses équipes à la Martinique. Pour les deux hommes, l’idée du pont aérien devient une évidence. Le premier achète du matériel grâce aux dons des agriculteurs de métropole, et le second le transporte dans les soutes de ses boieng 747, transformées pour l’occasion en quincaillerie géante. Revue de détail avec Sandrine Guillemin, la porte-parole de Corsair (interview). Une aide vous vous en doutez particulièrement bienvenue pour les petits agriculteurs de l’île qui n’avaient pas forcément les moyens de s’équiper et surtout, explique Louis-Daniel Bertome, le président de la chambre d’agriculture, qui ne trouvaient plus de matériels dans les magasins de l’île (interview). Les pertes réelles des agriculteurs martiniquais s'élèvent à 200 millions d’euros. Cela peut paraître énorme mais il faut savoir qu’au lendemain du passage du cyclone, il n’y avait plus de légumes ou de fruits : tout était broyé, couché sur le sol. Beaucoup d’animaux sont morts écrasés par les tôles ou les murs des granges et la majeure partie de ces pertes sont subies par les producteurs de bananes. Daniel Diser est président du groupement de producteurs banalliance (interview). Et déjà, certains dans l’île redoutent la lenteur d’attribution de ces aides. Il y a même déjà des oubliés de l’urgence, comme Claude Marie-Louise. Il est éleveur au vauclin dans le sud de l’île (interview). Mais ce qui est surprenant quand on arrive ici, c’est qu’il n’y a plus beaucoup de traces visibles du cyclone. 3 mois après, on revoit même des bananiers d’un ou deux mètres. Explication de Charles Rimbaut, planteur de bananes (interview). Et ici, il y a ici une formidable volonté de se battre parfois avec les moyens du bord et beaucoup de courage pour faire renaître l’agriculture (interview). Les premières bananes martiniquaises devraient revenir en métropole fin février, à l’occasion du salon de l’agriculture. Un dossier de Philippe Lefèbvre à Fort de France en Martinique.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.