[scald=16087:sdl_editor_representation]Pour la semaine mondiale de l'alimentation, cap sur le Tchad ce matin, dans une région dont on parle peu : le Kanem au Nord ouest du lac Tchad. C’est une région aux portes du désert, où le changement climatique vient aggraver la crise alimentaire. Sur la route, on trouve des cadavres de vaches, mortes de faim. Nous sommes à Andobak où Action contre la faim a ouvert un centre de santé. En moins d'un an, il a accueilli près de 3000 enfants. Clarisse Dolle est la responsable du centre (interview). Ce jour là, une maman confie sa petite fille au médecin (interview). Dans cette région, les agriculteurs et les éleveurs sont totalement dépendants de la pluie. Mais depuis les années 70, elle est rare. C'est encore le cas cette année. Emba Baroumdouba est le chef du secteur agricole (interview). Quatre mois de provision seulement. Et la stratégie d'adaptation : c'est la migration. Dans le village de Sour Tanga comme dans beaucoup d'autres, il ne reste que les femmes, les enfants et les hommes les plus agés (interview). A 7 heures de route de là, nous avons retrouvé Housmane à N'Djaména, la capitale tchadienne (interview). Derrière l'histoire d'Housmane et de sa femme, il y a des chiffres : 250 millions d'hommes subissent chaque année les caprices du climat. Nantilde Kamara est en charge de la sécurité alimentaire pour ACF au Tchad (interview). Aider financièrement les pays pauvres à s'adapter, ce sera l'un des enjeux du sommet Climat qui se tient en décembre à Copenhague. Action contre la faim appelle à un rassemblement ce matin à 10H30 Place du Palais royal à Paris. ___Un reportage de Nathalie Fontrel.

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