Cet après-midi débute à Valence, en Espagne, la Coupe Louis Vuitton, phase éliminatoire de la fameuse Coupe de l’America. 11 sublimes voiliers venus des 5 continents s’affronteront en duel. Et le vainqueur se qualifiera pour la finale fin juin, toujours à Valence, de la Coupe de l’América. C’est le plus vieux trophée sportif du monde : créé en 1851, et cette année il retrouve ses terres d’origine, l’Europe. Ce retour en Europe de la Coupe de l’America, c’est un événement. Pour les marins présents à Valence, pouvoir soulever l’aiguière d’argent, ce grand vase façonné remis au vainqueur de l’America’s Cup, c’est le rêve absolu. Cela fait donc 150 ans que des navigateurs, pour beaucoup fortunés, se défient en duel à travers la planète pour ramener chez eux cette coupe. En 2003, ce sont des Suisses sur un bateau dénommé Alinghi qui l’ont emportée. Voici donc comment la Coupe de l’America retrouve l’Europe, après un voyage autour du monde d’un siècle et demi. Un retour sur le vieux continent qui n’est pas que sentimental. C’est aussi une formidable occasion pour promouvoir cet événement. Marcus Hutchinson est le directeur de la communication de l’organisation (interview). Cette volonté d’ouvrir la coupe au public, d’en faire un événement médiatique même au-delà de la course, s’est traduite samedi soir par une grande parade maritime. C’était comme une cérémonie d’ouverture des JO avec immense feu d’artifice et musique à gogo sur le port. Tous les bateaux engagés ont remonté le chenal d’accès sous les projecteurs. Et voilà ce que cela donnait à l’arrivée du bateau français (son). Ambiance surchauffée. Près de 40 000 personnes étaient là, sous une pluie battante. Beaucoup de familles, de jeunes, et beaucoup d’habitants de Valence, qui jusqu’ici n’étaient guère attirés par la mer, selon Bruno Troublé, le porte-parole de Louis Vuitton qui co-organise les régates qui débutent aujourd’hui (interview). Ce retour de la coupe en Europe, c’est donc bénéfique pour Valence, pour l’Espagne, mais aussi pour les équipes. Une récente étude de la chambre de commerce espagnole a chiffré à 4 milliards d’euros les bénéfices de cette coupe pour l’économie espagnole. Pour les sponsors, c’est aussi une bonne affaire. D’ailleurs, ces sponsors ont apparemment été plus faciles à convaincre du fait du retour de la compétition en Europe. Voici ce qu’en pense Philippe Presti. Il est barreur du deuxième bateau du team italien Luna Rossa. Il était surtout en Nouvelle Zélande lors de la précédente édition (interview). Les régates débutent donc cet après midi. Et deux manches sont au programme d’Areva Challenge, contre deux bateaux italiens. Y’a pas à chipoter : il faut gagner ces duels qui rapportent chacun deux points. Il y aura 20 régates en tout pour chaque équipe et seules les 4 premières iront en demi-finale. Résultats le 6 mai prochain ! Un dossier d'Olivier Emond, envoyé spécial de France Inter, en direct de Valence.

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