Le mardi à 7h15, jusqu'aux régionales, focus sur une région clé du scrutin : aujourd'hui le Languedoc Roussillon. Après la petite phrase du président de région, Georges Frêche, sur « la tronche pas catholique » de Laurent Fabius, le PS a investi une autre liste menée par Hélène Mandroux. Hier, le parti a annoncé qu'une cinquantaine de ses membres alliés à Georges Frêche pour les régionales sont désormais « en dehors du parti ». Et hier aussi, c'était la date limite de dépot des listes. En Languedoc-Roussillon, il y en aura pas moins de 11. Et pour toutes ces listes, c'est un ouf de soulagement. On va enfin parler campagne, programme et ne plus se focaliser sur des petites phrases qui n'intéressent, dit-on là-bas, que l'intelligentsia parisienne. La campagne en Languedoc qui tournera autour d'un thème majeur : le tourisme, thème cher cette année à Georges Frêche. Georges Frêche, le président sortant, l'ennemi de Martine Aubry, toujours aussi populaire (interview). Georges Frêche le provocateur, élu en 2004, qui n'a de cesse de défrayer la chronique et qui cultive son image. Lui l'élu local aimé de tous qui se dresse contre le l'ogre Solférino (interview). Surtout, il ratisse large. Le président sortant se vante d'attirer les électeurs de l'UMP et même du Front National. Face à lui, le PS a investi une liste socialiste il y a seulement 15 jours. Liste menée par Hélène Mandroux, la maire de Montpellier, qui n'a pas pu refuser quand Martine Aubry lui a demandé d'entrer dans l'arène (interview). Sauf qu'Hélène Mandroux part seule, sans troupes. Les vassaux de Frêche, les fédérations socialistes du Languedoc, soutiennent toutes le président sortant. Sans programme et sans alliés, puisqu'Europe Ecologie a refusé de fusionner sa liste dès le premier tour. Son chef de file, Jean-Louis Roumégas, espère arriver devant le PS le 14 mars au soir. Sa principale arme : attaquer le bilan du président sortant (interview). A gauche, il y a aussi Generation Ecologie de Patrice Drevet le Front de gauche de René Revol associé au NPA et Lutte ouvrière de Liberto Plana. Sans oublier bien sûr les traditionnels adversaires de droite. L'extrême droite qui présentera trois listes. Le FN avec France Jamet, La maison de la vie et des libertés de l'ex frontiste Jean-Claude Martinez et la Ligue du Midi de Richard Roudier. Mais surtout, l'UMP du sénateur maire de Beziers, Raymond Couderc, qui jusque là, est resté à son grand desarroi, très discret (interview). Le message s'adresse aux adversaires de gauche mais aussi à un dissident UMP, le maire de Palavas les flots, Christian Jeanjean, qui se présente comme l'anti candidat du parti présidentiel. Comme quoi, à gauche comme à droite en Languedoc Roussillon, on brille par ses divisions. _____Un reportage en Languedoc-Roussillon de Cyril Graziani. Et le tour des régions se poursuit ce soir avec « Le téléphone sonne », à 19h20. Alain Bédouet sera en direct du théâtre de l’Espal au Mans. Une émission en partenariat avec « Le Monde » sur les enjeux politiques dans la région Pays-de-La-Loire.

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