le trio bergé-niel-pigasse va racheter le nouvel observateur
le trio bergé-niel-pigasse va racheter le nouvel observateur © reuters

Jeudi, c'est le jour de sortie en kiosques du Nouvel Observateur . Où une page va bientôtse tourner. Aux mains de Claude Perdriel depuis sa création en 1964, l'hebdomadaire doit passer d'ici quelques semaines sous contrôle des actionnaires du Monde.

Mondialisation et crise de la presse obligent, à 87 ans le patron et fondateur avec Jean Daniel du Nouvel Obs passe la main. Claude Perdriel s'apprête à céder la majorité de son groupe au trio Xavier Niel, Matthieu Pigasse et Pierre Bergé, déjà propriétaires du journal Le Monde .

L'annonce officielle a été faite la semaine dernière. Pas vraiment une suprise puisque Claude Perdriel avait déjà fait savoir début décembre qu'il était prêt à céder le contrôle de son groupe... Et puis un rapprochement avec Le Monde , le fondateur du Nouvel Obs y pense depuis longtemps. En 2010 il avait même tenté sans succès de racheter le quotidien du soir.

Aujourd'hui, soucieux d'assurer sa succession (pour ses équipes, pour ses héritiers), il a donc décidé de céder 65% du groupe Nouvel Obs qui comprend le magazine papier, sa régie publicitaire, plus le site d'information Rue89 . Il garde les 35% restants ainsi que deux titres : Sciences et Avenir et Challenges .

Titre bradé ?

Ce qui a beaucoup surpris, c'est le prix de cette vente : 13,5 millions d'euros, valorisant le Nouvel Obs à 20 millions d'euros. Pour un fleuron de la presse française, on s'attendait à nettement plus.

Mais comme l'ensemble du secteur, l'hebdomadaire est victime de la baisse des investissements publicitaires et de l'érosion des ventes en kiosque, même s'il vend encore plus de 500.000 exemplaires par semaine. Pour 2013, ses pertes oscielleraient entre 5 et 7 millions d'euros.

Les salariés, eux, ont été plutôt rassurés par la direction. Même s'ils promettent de rester vigilants. D'après Louis Dreyfus, un "cost killer" ne sera pas dépéché au Nouvel Obs , comme ce fut le cas au Monde après l'arrivée du trio BNP : un homme chargé d'eplucher tous les comptes, très vite surnommé Bazooka pour la violence de ses méthodes.

Claude Perdriel a dit vouloir boucler la transaction avant la fin février. Un calendrier qui selon toute vraisemblance devrait être respecté.

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