La passation de pouvoir entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy aura lieu tout à l'heure. C'est une tradition qui reflète aussi les relations entre celui qui s'en va et celui qui arrive. Une tradition historique, comme celle de 1958 entre le dernier président de la quatrième et le premier de la cinquième République, René Coty et le Général de Gaulle. En 1965, le général de Gaulle se succède à lui-même. Quatre ans plus tard, le locataire de l'Elysée s'appelle Georges Pompidou. Et c'est dans un tout autre style que Valery Giscard d'Estaing accède au pouvoir en 1974. Le nouveau président arrive à pied à l'Elysée. Mai 1981 : la gauche prend le pouvoir et Valéry Giscard d'Estaing fait ses adieux à la télé. A l'écran, le président s'est levé et a laissé une chaise vide, sous les accents de la Marseillaise. De l'Elysée, VGE repartira également à pied, mais sous les huées. Avant, il aura échangé une poignée de main furtive sur le perron de l'Elysée avec son successeur François Mitterand. Malade, ce dernier quitte le pouvoir au bout de quatorze ans. Lui succède son adversaire de 1988 : Jacques Chirac. Une passation chaleureuse : les deux hommes se sont longuement entretenus, pendant une heure, et puis un geste inhabituel. Le nouveau président Jacques Chirac ne s'est pas contenté de raccompagner le chef d'Etat sortant sur le perron, comme le raconte le constitutionnaliste Didier Mauss. Douze ans ont passé et dans quelques heures, le président Jacques Chirac redeviendra un simple citoyen. Mais hier soir, lors de ses adieux télévisés, le chef de l'Etat a donné en quelques mots la tonalité que prendra cette passation de pouvoirs avec Nicolas Sarkozy. Quel style aura son successeur ? Pour Claude Fitoussi, conseiller en communication, Nicolas Sarkozy a déjà montré son inclination. Un dossier de Nathalie Hernandez.

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