A Ecole militaire, une cellule d'aide psychologique accueille les familless familles
A Ecole militaire, une cellule d'aide psychologique accueille les familless familles © MaxPPP

Cent trente-deux morts, c'est l'horrible dernier bilan officiel des attentats de vendredi soir à Paris. Cent-trois corps sont identifiés mais une vingtaine de victimes n'ont pas encore de nom.

Plus de 350 personnes sont blessées et hospitalisées dans les établissements parisiens. Parmi elles, 42 sont en soins intensifs. La plupart des victimes ont été évacuées dans une grande agitation afin de prodiguer des soins au plus vite.

Depuis le drame de vendredi, de nombreuses familles et amis cherchent encore leurs proches. Malgré les alertes très rapidement nées sur les réseaux sociaux, et ce mot clef #RechercheParis.

Malgré la mise en place des numéros verts et numéros de plate-forme de recensement des victimes par l'APHP, l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris et le ministère de l'Intérieur, rien n'a pu remplacer une action de terrain pour beaucoup. Karine aura cherché Hans, son mari, dans six hôpitaux. Hans, disparu dans l'enfer du Bataclan .

Et finalement, retrouvé à l'hôpital Pompidou à Paris, blessé, intubé, mais vivant.

Karine explique :

Comme il n'avait pas ses papiers sur lui, cela a été très compliqué, très long

Parcours pénible et fastidieux

Le parcours est plus pénible et fastidieux pour d'autres parents, que les reporters deFrance Inter croisent depuis dimanche à la Pitié Salpêtrière ou à la cellule d'information et d'aide psychologique ouverte à l'École militaire. La collecte de signes distinctifs pour les victimes retrouvées sans papiers d'identité n'est pas toujours précise. Ces méandres que décrit Georges Salines, père de Lola, tuée au Bataclan :

C'est un parcours extrêmement long d'appeler tous les hôpitaux. Par ailleurs dans la base de données, il n'était pas prévu d'entrer d'autres renseignement que l’âge et le sexe.

Évacuer très vite les blessés

L'urgentiste, Patrick Pelloux, expliquait matin sur notre antenne, que les équipes médicales ont eu la volonté d'évacuer très vite les blessés vendredi afin de les soigner plus rapidement au détriment peut être, d'une plus grande précision dans l'identification et dans la répartition des victimes.Ce qui explique donc la difficulté de certaines familles à obtenir des informations sur leurs proches.

A l'École militaire, il y a aujourd'hui des listes de victimes. Les cas les plus délicats concernent évidemment ceux et celles qui ont été classés sous X soient parce qu'ils ne portaient pas leurs papiers sur eux soient parce que l'état physique des corps ne permet pas une identification. Eric Dufour est directeur de la Croix Rouge de Paris et il a, comme 40 bénévoles de son organisation, la lourde tâche d'apporter un peu de réconfort aux familles. Ensuite, les familles sont reçues par la CUMP, la cellule médico-psychologique.

Tristes faire-parts numériques

Georges Salines raconte avec douceur qu'il a vécu samedi la pire journée de sa vie. D'abord parce qu'il a perdu sa fille Lola, mais aussi parce qu'après s'être démené pour la chercher, son décès lui a été annoncé sans grande coordination apparemment. "La cellule d'identification des victimes nous a appelés pour avoir des informations sur notre fille alors qu'on nous avait dit qu'elle était morte " explique-t-il.

Georges Salines propose de participer à un groupe de travail sur cette question au besoin. Il est médecin lui-même. En attendant, les recherches pleines d'espoir du premier soir sur les réseaux sociaux, cèdent la place à de tristes faire-parts numériques, au fur et à mesure de l'identification des corps des victimes.

Patrick Jardin, éclairagiste au Bataclan, raconte la recherche de sa fille Nathalie. Il sort de la cellule d'information et d'aide psychologique installée à l'école militaire :

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