Les élèves de première du lycée Voillaume, à Aulnay-sous-Bois, se sont intéressés à la justice des mineurs. Ils se sont rendus au Tribunal de grande instance de Paris. Objectif : rencontrer Sophie Huet, juge pour enfant.

Trente-huit étages, cent soixante mètres de haut. C'est dans ce gratte-ciel que se trouve le tribunal pour enfants. Au onzième étage, les juges reçoivent les parents et les mineurs convoqués

La juge des enfants, Sophie Huet, exerce ce métier depuis vingt ans. Elle présente ses deux domaines de compétences : l'assistance éducative et le pénal.

Une question de discernement

À Paris, il y a quinze juges pour enfants, dont Sophie Huet, en charge du XIXe arrondissement.

Au début, j'avais trois arrondissements : mes bons bourgeois du VIIe, mes bobos du IIIe et mon peuple du XIXe. Maintenant je ne m'occupe plus que du XIXe où il y a effectivement beaucoup de délinquance.

En France, selon la loi, il est impossible de poursuivre un enfant n'ayant pas le discernement nécessaire. Au-delà de la limite de ce qui est "bien" ou "mal", il s'agit d'un "discernement juridique".

"On n'est pas des robots"

Sophie Huet est aussi en charge des mineurs maltraités ou des victimes de violences sexuelles.

Les premiers mois ça a été très difficile. C'est une fonction où l'on voit beaucoup de choses de la misère humaine. Je ne suis pas insensible. Nous ne sommes pas des machines à rendre des jugements.

En France, près de 170 000 mineurs sont pris en charge chaque année par les services de la protection judiciaire.

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