C'est aujourd'hui que la commission du conseil régional d'Île-de-France sur le « Grand Paris », rend ses conclusions. Un projet de métropole géante qui pourrait gérer la délicate question des transports en commun. Rames bondées, incidents chroniques, lignes à éviter... le réseau francilien est-il saturé ? Ambiance, un matin comme les autres, sur la ligne 13 du métro. Une ligne qui traverse Paris à la verticale entre Saint-Denis, Asnières et Gennevilliers au nord /et Châtillon au sud. Taux de charge : 116% et 4 personnes et demi au mètre carré. Il est 8h, l'heure de pointe à la station Saint-Lazare. Le quai à ce moment là ne désemplit pas. Les trains s'enchaînent, tous bondés sous le regard désabusé des usagers (interviews d'usagers). Tout le monde se tasse au maximum et ça rentre, grâce aux agents de la RATP, employés tout spécialement sur cette ligne pour refermer les portes sur les pieds ou les valises qui dépassent. Direction Saint-Denis où habite Sonia Gomar. Elle est à l'origine d'un comité d'usagers de la ligne 13 et pour exprimer leur ras-le-bol, ils ont même composé un slam (interview Sonia Gomar). Les investissements se font toujours attendre, comme le prolongement de ligne la 14, le long de la 13, ce qui permettrait de la décharger. Je pourrais aussi vous parler du RER A, qui transporte régulièrement plus d'un million de passagers par jour et dans lequel les incidents se multiplient. Justement, vendredi dernier, le RER A est resté bloqué une heure dans un tunnel obligeant les passagers à rejoindre leur prochaine station à pied et le même jour, la RATP a annoncé des mesures : 3 trains de plus par heure sur la ligne A. Sur la ligne 13, un train toutes les 1 minute 30 en heure de pointe (contre 2 actuellement). Mais la RATP voit aussi à long terme. Son président, Pierre Mongin, prédit l'engorgement du réseau à l'horizon 2015. Sa solution : une rocade métro qui ceinturerait tout Paris (interview Pierre Mongin). Métrophérique pour les uns, arc-express pour les autres, cette rocade cherche encore son nom et surtout son emplacement, plus ou moins éloigné de la couronne parisienne. En tout cas, on ne devrait pas la voir arriver avant 10 bonnes années. De son côté, le Stif, le syndicat des transports d'Île-de-France, dirigé par Jean-Paul Huchon, le président de la région, fait des liaisons interbanlieues une priorité et mise sur l'option tramway (interview Jean-Paul Huchon). Le mot d'ordre est donc "diversification des transports", et ce, sans limite, Nicolas, puisqu'à partir du 1er juin vous pourrez même vous rendre à bon port, en navette fluviale. Vogueo, c'est le nom de ce catamaran à moteur qui transportera jusqu'à 70 passagers et desservira 5 arrêts parisiens le long de la Seine. Un reportage de Juliette Micheneau.

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