l'intervention de la france en centrafrique sera plus longue que prévu
l'intervention de la france en centrafrique sera plus longue que prévu © reuters

La France doit envoyer 400 soldats supplémentaires dans le pays, et la mission sera plus longue que prévu. "Le niveau de haine et de violence est plus important que ce qu'on imagine", pour Jean-Yves Le Drian. Illustration dans les rues de Bangui. Hier après-midi pendant de longues minutes, plus de cent jeunes chrétiens ont organisé des barrages, brûlant des pneus et chantant l’hymne nationale. Parmi eux, des manifestants qui ne "veulent plus entendre parler des musulmans" Certains déchirent le Coran devant le barrage, l'expression d'une haine de son voisin après 10 mois de peur sous le règne des Sélékas, les millices à majorité musulmane.

La rancœur parait difficile à surmonter. Bangui comptait 15% de musulmans... Mais combien sont-ils aujourd’hui ?? Impossible à dire : accusés d’être d'anciens rebelles, beaucoup ont fui vers le Tchad et le Cameroun.

Entre deux feux

Les soldats français, eux, sont souvent pris en étau entre les deux populations. Hier par exemple, la force Sangaris aidée de la Misca (la force africain) a dû intervenir pour mettre fin aux barrages érigés par les jeunes chrétiens. L’affrontement a duré une dizaine de minutes avant que l’armée française puisse calmer les esprits. Sans faire aucun blessé, pour cette fois. Une sorte de routine pour les militaires de Sangaris.

L’autre mission des millitaires français, c’est le désarmement. Et les 400 futurs soldats français et les soldats européens qui devraient arriver ne seront pas de trop ici pour stabiliser un pays et une population meurtris par des mois de violences.

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