Les algorithmes sont partout et notamment dans l'éducation. L'affectation des élèves, par exemple, se fait au moyen de ces programmes informatiques...

Publication des résultats du bac à Bordeaux au lycée François Magendie
Publication des résultats du bac à Bordeaux au lycée François Magendie © Maxppp / Bonnaud Guillaume

APB (admission post-bac) pour l'enseignement supérieur, Affelnet pour le lycée... Ces sigles font désormais partie de la vie des familles, pour le meilleur ou pour le pire. Ils permettent d'affecter des centaines de milliers d'élèves dans les établissements en très peu de temps. Un progrès par rapport aux temps (pas si anciens) où il fallait faire la queue devant les rectorats ou devant les universités. Certains venaient même avec leur sac de couchage !

Les algorithmes ont simplifié les procédures, mais aujourd'hui on les accuse de tous les maux. Des élèves ont eu de mauvaises surprises lors des résultats d'APB. Déception, incompréhension aussi en ce qui concerne le logiciel Affelnet qui répartit les élèves dans les lycées. À Paris, par exemple, les collégiens doivent rentrer huit vœux. Au collège Henri Matisse dans le XXe arrondissement, 56% seulement des élèves ont obtenu l'un de leurs 3 premiers vœux (contre 90% l'an dernier), 12% ont obtenu l'un de leurs trois derniers vœux.

L'explication, c'est qu'Affelnet a pris en compte la moyenne des notes de 3ème et, nouveauté cette année avec la réforme du collège, l'évaluation du socle de compétences, qui a beaucoup varié d'un établissement à l'autre. En fait, ce n'est pas l'algorithme en lui-même qui ne fonctionne pas. Que ce soit pour APB ou pour Affelnet, il est même plutôt satisfaisant (c'est le même utilisé dans les deux cas). Ce sont ses critères de priorité qui posent problème, selon Julien Grenet, chercheur au CNRS et à l'école d'économie de Paris.

Plus de transparence, c'est ce que réclament les organisations de lycéens et les chercheurs qui pourraient proposer des pistes pour améliorer le système, s'ils en avaient toutes les clés.

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