C’est une médiatisation internationale, hors du commun, entraînée notamment par la façon dont les Etats-Unis mettent en scène l'affaire. Une spécificité de la justice américaine. Alors que DSK est présumé innocent, son image ne bénéficie d'aucun égard, au point de le montrer menotté aux yeux du monde entier. Des images qui, en France, ne devraient pas être diffusées, au nom de la présomption d'innocence. Cette image vous l'avez certainement découvert hier, en regardant la télévision ou en surfant sur Internet. Celle de Dominique Strauss-Kahn à la sortie du commissariat d'Harlem, visage fermé, les mains menottées dans le dos, encadré par deux policiers. Une image choc qui a particulièrement touché la classe politique, à gauche mais aussi à droite. Une image mise en scène par la police américaine et que dénonce Elisabeth Guigou. L'ancienne ministre de la Justice était hier chez nos confrères de France Info. Interview d'Elizabeth Guigou Des images qui peuvent être diffusés aux Etats-Unis mais normalement pas en France. Elisabeth Guigou est à l'origine de la loi sur la présomption d'innocence, qui interdit ce genre de publication ou de diffusion. Les précisions de Maître Richard Malka, avocat spécialisé en droit de la presse. Interview de Maître Richard Malka - Et Pourtant, elles sont montrées par les médias français. Ils ont fait fi de la loi. DSK menotté : les images ont été diffusées en boucle hier sur toutes les chaînes de télés françaises, relayés également par internet ou certains journaux de la presse quotidienne. DSK sortant du commissariat d'Harlem est en une de La Tribune , du Monde , dans France Soir , ou dans Le Parisien . Une diffusion incontournable pour Eric Izraelewicz, directeur du Monde . Interview d'Eric Izraelewicz Une presse qui aurait dû s'auto-censurer estime le sociologue Dominique Wolton. Interview de Dominique Wolton

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