Dix-neuf personnes ont été tuées au café La Belle Equipe
Dix-neuf personnes ont été tuées au café La Belle Equipe © MaxPPP

Dix-neuf personnes ont été tuées vendredi dans les attentats au café "La Belle Equipe", dans le 11e arrondissement. La plupart des victimes fêtaient un anniversaire étaient des salariés du café voisin, "Le Café des Anges". Trois jours après l'attaque meurtrière, Philippe Randé s’est rendu sur place.

Les deux cafés étaient quasi-siamois : voisins, ils s’échangeaient même du personnel. Le soir de l’attaque, le café des Anges a perdu dix proches. Lundi, sur sa terrasse, Virgile, le gérant, tire nerveusement sur sa cigarette en observant les photos des victimes scotchées sur la porte d'entrée :

Ces nouvelles ne sont pas forcément rassurantes : en plus des dix morts, plusieurs personnes du café ont été gravement blessées. Malgré tout, lundi, bon gré mal gré, le café des Anges a malgré tout rouvert ses portes lundi midi :

Travailler pour oublier, servir des burgers et des cafés pour résister. A l'intérieur du bar, Virgile s'active au milieu de ses salariés. Derrière le comptoir, malgré le choc, malgré les absents, il a décidé de rouvrir l'établissement :

Une grande famille unie. Pendant l'interview, Virgile est régulièrement interrompu : plusieurs habitués du bar l'enlacent et sanglotent sur son épaule. C'est le cas de Bruno : il allait à "la Belle Equipe" régulièrement et vient au café des Anges tous les jours. Il connaissait toutes les victimes.

Ce client du café des Anges évoquent la mixité de ce quartier du 11eme arrondissement. Certains pensent que cette attaque était ciblée, que les terroristes n'ont pas frappé l'Est parisien par hasard. Les différents lieux des attentats : le Carillon, la Belle Equipe, le Petit Cambodge, le Comptoir Voltaire, tous ces lieux de vies sont très proches. Tous ces lieux de vie attirent une jeunesse heureuse, mélangée, épanouie.Une jeunesse que certains ont déjà appelé "la génération Bataclan". Jean Baptiste en fait partie :

A côté de Jean-Baptiste, son ami Tarik, une rose blanche accrochée à sa veste de costume, prend la parole, en incitant tous les Parisiens et les Français à rigoler sur les terrasses des cafés. Avant de conclure : "Je connaissais toutes les victimes de la Belle Equipe et je vous assure que tous et toutes aimaient profondément la vie. Notre vie."

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