Mohamed, c’est ce petit garçon lybien hospitalisé il y a quelques jours à La Timone à Marseille. Atteint du sida, il souffre aussi d'une malformation cardiaque pour laquelle il a déjà été opéré l’année dernière à Marseille. Il devrait prochainement subir une nouvelle intervention. Sa venue avait été annoncée par Cécilia Sarkozy, au moment de la libération des infirmières bulgares. En 18 mois, plus de 200 enfants lybiens ont été soignés en France, par exemple à Paris, mais aussi à Benghazi. L'équipe du Pr Pierre-Marie Girard de l'hôpital St-Antoine a non seulement soigné des enfants mais encore formé le personnel médical. Secret bien gardé. Le Pr Pierre-Marie Girard est spécialiste du Sida et, autre légitimité, il dirige l'Institut de médecine et d'épidémiologie africaine. Les enfants lybiens ont été contaminés en 1998/99, ils étaient alors 43O hospitalisés pour des maladies graves. Aujourd'hui, seuls 35O sont vivants. Et aujourd'hui, ces enfants ont grandi : 120 ont atteint l'âge adulte. Comment l'équipe du Pr Girard a-t-elle pris en charge une partie de ces jeunes adultes ? (interview). Parmi le personnel médical qui a été formé à Paris, toutes les femmes étaient voilées et accompagnées - soit par leur mari soit par leur frère, jamais seules. Automne 2006 : le second procès des infirmières bulgares et du médecin palestinien s'ouvre en Lybie. Une quinzaine de jeunes adultes contaminés arrivent à Paris avec leurs familles, de 3 à 5 personnes par malades. Tous les soins qui leur seront prodigués seront payés par leur pays. Alors pourquoi sont-ils arrivés comme en urgence à Paris ? (Interview de Pierre-Marie Girard). Terrible dilemme en effet que rencontrent certains médecins dans des situations très difficiles. Ces enfants disent aujourd'hui, et leurs familles aussi, qu'ils sont mal soignés (interview). Enfin ces soignants français ont-ils eu vent de la libération des infirmières et du médecin par Cécilia Sarkozy et des compensations qui auraient été accordées par la France ? (interview). Un dossier d'Hélène Cardin.

Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.