Social gaming
Social gaming © Radio France

Suite de nos zooms d'été consacrés au made in France. Aujourd’hui on parle jeux vidéo et jeux sociaux : le "social gaming". L'un des champions français s'appelle RoyalCactus, 1,5 millions d'euro de chiffre d'affaire l'an dernier et une entreprise qui se développe dans 20 pays, notamment aux États-Unis.

Le bureau principal de RoyalCactus se trouve à Marseille. Un cadre choisi à dessein par François Pacot, le patron de RoyalCactus

. L’entreprise s'épanouit dans un espace ouvert, dessins pixélisés aux murs. Dans un coin : canapé, écran géant et console, sous l'œil taquin d'un plombier moustachu, d'une pieuvre violette et d'une grenouille fluo. Dix garçons entre 20 et 30 ans manient la souris et fixent leur écran.

Parmi eux, Sylvain Alonzo

Notre graal c'est d'être leaders en France

Aujourd'hui c'est donc un autre français, Pretty Simple qui tient la corde, avec un jeu d'enquête, mais cette avance vient surtout d'une levée de fonds plus importante au départ, assure le patron de RoyalCactus. En 2011, quand François Pacot crée l'entreprise, il est seulement en école d'ingénieur, ce qui était moins rassurant pour les investisseurs. Aujourd'hui ils se bousculent, parait-il, pour arroser la jeune pousse.

RoyalCactus fait un carton

30 millions de joueurs dans le monde, des embauches en vue et une croissance de 900% en trois ans. RoyalCactus fait des bénéfices, affirme son PDG. Grâce à son modèle économique, le "freemium".

François Pacot

L'entreprise a installé un bureau à Montréal. Plus facile en termes de recrutement et de droit du travail, assure son patron, même si ses salariés français ne ménagent pas leurs efforts, comme Stéphane, développeur pour mobile, ou Maxime, "gamedesigner", concentré sur les volatiles du jeu Sleepywings.

Stéphane et Maxime

Nos horaires sont "modulable", en déhors du temps du bureau

Une main d'œuvre pointue et motivée, l’une des raisons pour rester en France malgré la séduisante fiscalité québécoise.

François Pacot, ancien boursier, s'estime redevable envers son pays, même s’il est parfois compliqué dit-il pour les entrepreneurs.

François Pacot

Simplicité des démarches, et stabilité de la fiscalité entre autres. Ces revendications, François Pacot, 29 ans, les portera en septembre prochain auprès des chefs d'Etat au G20 des entrepreneurs à Istanbul.

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