Leur vie a été bouleversée cette année. Chaque vendredi de l'été, ils nous racontent leur histoire. Aujourd'hui, Martine Lignières Cassou, ancienne députée socialiste.

Martine Lignières Cassou, une nouvelle vie qui débute après vingt ans à l'assemblée nationale.
Martine Lignières Cassou, une nouvelle vie qui débute après vingt ans à l'assemblée nationale. © Radio France / Julie Pietri

L'été n'est pas tout à fait là en ce 20 juin 2017, mais le mot est déjà répété partout. CA-NI-CULE. Dans une robe rouge carmin, Martine Lignières Cassou, 65 ans, franchit les portes de l'Assemblée nationale. Elle s'arrête à la buvette. Observe un groupe de nouveaux députés. Sourit en les écoutant parler. Elle sait ce jour là, après vingt ans de députation sous l'étiquette socialiste dans la première circonscription des Pyrénées-Atlantiques, qu'une partie de sa vie est en train de s'achever. Elle a décidé de ne pas se représenter.

Le pouvoir, je trouve ça plutôt desséchant, usant. C'est l'effet que ça a eu sur moi. Cela m'a obligé à me dédoubler. Ne serait-ce qu'entre la fidélité à un groupe et vos propres convictions, il peut y avoir de la marge. Autant j'ai adoré le travail en commission, autant l'hémicycle, c'est l'arène.

Désormais, la voix de Martine Lignières Cassou ne résonnera plus dans l'hémicycle. Après les invectives et les discours, les combats et les huées. Elle veut l'utiliser cette voix pour tout autre chose : lire des contes à des enfants. Elle aime dire que les mots, quand ils ne sont pas écorchés, crachés, c'est quelque chose de beau.

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