En Arabie Saoudite, les ex-détenus radicalisés deviennent les pensionnaires du centre Mohamed Ben Nayed. Ouvert depuis 13 ans, ce centre de déradicalisation a pour but de réintégrer à la société saoudienne ses 160 condamnés.

Le prince Mohammed ben Nayef Al Saoud à l'initiative du centre de déradicalisation en banlieue de Riyad, la capitale du Royaume saoudien.
Le prince Mohammed ben Nayef Al Saoud à l'initiative du centre de déradicalisation en banlieue de Riyad, la capitale du Royaume saoudien. © AFP / HO / SPA

Salle de sport, billard, piscine et baby-foot, le centre Mohamed Ben Nayed a des allures d'hôtel. Une poignée de journalistes ont pu visiter ce centre de "déradicalisation". Les ex-détenus qui y résident sont appelés "pensionnaires".

Une prise en charge très humaine

Au milieu d'un équipement luxueux, l'objectif est une prise en charge "très humaine" des pensionnaires. Cette méthode tranche avec la justice d'Arabie Saoudite qui a exécuté en avril dernier 37 hommes a Riyad pour avoir "formé une cellule terroriste".

Le directeur du centre, Yaya Abou Maghayef, explique qu'il sépare les pensionnaires "les plus radicaux" des autres groupes. Tout est mis en oeuvre pour éviter qu'ils se croisent.

Chaque groupe de pensionnaires a des activités séparées.

Psychologie et religion

Tous sont soumis à des tests psychologiques. Dès leur arrivée au centre, les pensionnaires suivent ces tests pendant dix jours d'affilée. Cela se passe dans une maison à part, au cœur du centre.

De plus, 116 religieux sont en charge de faire des relectures de textes coraniques auprès des 160 pensionnaires. Leur objectif est de mettre fin au cercle de la violence.

Cette chronique est une rediffusion du 29 avril 2019. Pour écouter, réécouter Le zoom de la rédaction, cliquez ici.

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