Il y a un documentaire qu'il faut voir en ce moment, dont la projection est très souvent suivie d'un débat, c'est le film "Comme des Lions" de la réalisatrice Françoise Davisse. Il retrace deux années de conflit social pour tenter d'empêcher la fermeture de l'usine automobile PSA d'Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis. C'est un documentaire sur une lutte, dont l'un des principaux protagonistes est le leader CGT de PSA Jean-Pierre Mercier.

Tous les syndicats n'appréhendent pas leur rôle de manière aussi radicale. Autre lieu, autre ambiance. Nous voici dans une des permanences que la CFDT met en place en Ile-de-France pour recevoir les salariés des entreprises de nettoyage. Ces salariés qui travaillent tôt le matin, tard le soir, d'origine étrangère pour la plupart et qui très souvent ne savent ni lire ni écrire.

Et la personne bienveillante qui prodigue ses conseils s'appelle M'Hamed Bu-Hallu. Lui, le dit clairement :

Si on ne s'occupe pas des salariés alors à quoi on sert...

On voit bien là deux approches différentes. Dans les faits et dans les propos mais les spécialistes des syndicats tiennent les comptes.

Ce qui se passe sur le terrain, est bien différent des discours d'appareil. Notamment la CGT signe 80% des accords qui lui sont soumis, la CFDT 90%. Pareil pour la rupture entre patronat et syndicats de salariés, c'est éminemment politique explique Dominique Andolfatto, chercheur en sciences politiques et spécialiste des syndicats.

Le niveau de syndicalisation est historiquement bas

Alors c'est vrai que le niveau de syndicalisation est historiquement bas : environ 7% de la population active.

Mais depuis 2008 la loi oblige les syndicats à se soumettre à des élections auxquelles participent en moyenne 60% des salariés. Comme le disent à volonté les syndicalistes, les grandes centrales ont aujourd'hui toujours plus d'adhérents que les partis politiques qui nous dirigent.

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