Explorer Mars, voir l'infiniment petit, suivre le changement climatique... ces défis scientifiques nécessitent des équipements de plus en plus perfectionnés et de plus en plus chers, comme le synchrotron SOLEIL. Installée près d'Orsay, en région parisienne, cette machine sert à voir au plus profond de la matière. Elle est en grande partie soutenue par des fonds publics, mais depuis quelques semaines, des doutes planent sur son financement. Et selon les dernières informations, les équipes et les utilisateurs de Soleil vont pouvoir pousser un OUF de soulagement. Ce matin, lors du conseil d'administration, les financeurs que sont le CNRS et le Commissariat à l'energie atomique devraient annoncer qu'ils honoreront bien le budget 2009 ET qu'ils s'engagent, aussi, pour les deux années suivantes. Une décision indispensable pour construire 6 nouvelles lignes de lumière, comme cela est prévu. Sinon on aurait là un porte avion sans avions. Synchrotron, ligne de lumière, qu’est-ce que c’est ? Michel Bessière est le directeur technique de Soleil. Il fait visiter le synchrotron Soleil. Des physiciens viennent observer les propriétés magnétiques ou électroniques d'un matériau, des chimistes étudient la pollution des sols. Les échantillons sont extrêmement variés. Des archéologues sont même venus avec des fards égytiens. Soleil fonctionne 24 h sur 24, 7 jours sur 7. Pour satisfaire les demandes des chercheurs publics comme privés, il faut garantir la qualité du service, autrement dit la qualité du faisceau lumineux ultra fin, ultra puissant, ultra précis. Paul Dumas est responsable d'une des 11 lignes actuellement en service (interview). Zayed Jouhadi est l'une des 2000 utilisatrices annuelles du synchrotron. Ce qu'il faut imaginer c'est un grain de comètes d'un coté, beaucoup plus petit qu'un grain de sable et de l'autre, un pinceau de lumière, encore plus fin pour, établir la carte d'identité du grain de comète (interview). Christian bordat, lui, de l'INRA est venu pour 4 jours (interview). Du côté de la pharmacopée, le synchrotron est aussi devenu un outil indispensable pour imaginer de nouveaux médicaments mais aussi voir leur action dans le corps (interview de Paul Dumas). Deux ans après son ouverture, Soleil est un succès. Un signe ne trompe pas, explique MIchel Van Rest, son directeur (interview). Un reportage de Sophie Bécherel.

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