Nimes Olympique : un mois après le scandale
Nimes Olympique : un mois après le scandale © Radio France

Un mois après les révélations de soupçons de matchs truqués par le club gardois pour rester en ligue 2 de football à la fin de la saison 2013-2014, qui se sont soldées par six mises en examen, France Inter est retourné à Nîmes.

Il y a un mois, la Ligue 2 se retrouvait au cœur d’une affaire de matchs présumés truqués. Des échanges téléphoniques douteux, des caisses de vin déposées dans un vestiaire à la fin d’un match… Et un club pointé du doigt : le Nîmes Olympique.

Un mois après, Xavier Monferran du service des sports de France Inter, s'est plongé dans le quotidien du Nîmes Olympique, pour voir comment, aujourd’hui, le club, menacé de disparition, mais aussi les supporters, et la ville, traversent cette épreuve.

"Pour que vive le Nîmes Olympique"

Les joueurs nîmois de retour de Troyes
Les joueurs nîmois de retour de Troyes © Radio France

Le voyage commence à plus de 600 kilomètres de Nîmes, dans l’Aube. Lundi soir, le Nîmes Olympique affronte l’équipe de Troyes. Malgré la pluie, le froid, la distance, les fidèles sont là, "pour que vive le Nîmes Olympique". C’est écrit sur leur banderole de dix supporters. Pour Rémi, peu importe ce qu’il se trame en coulisses

20 ans de ma vie que je suis Nîmes olympique

Si Nîmes joue toujours en Ligue 2, c’est parce qu’il est allé chercher le point du maintien à Caen, ce fameux match nul. Deux équipes qui arrêtent de jouer, des échanges téléphoniques entre les deux présidents, des bouteilles de vin offertes par les nîmois. Le président Nîmois, Jean-Marc Conrad, et le principal actionnaire, Serge Kasparian, sont mis en examen. S’en suit une déferlante médiatique.

Il est 2h du matin. Dans le bus qui roule vers Nîmes, plongé dans le noir, les joueurs se sont endormis, mais pas le capitaine des Crocos, Toifilou Maoulida. Il se murmure que la nuit est propice aux confidences.

Ca a laissé des petites traces quand même

Et les premiers dégâts sont visibles. Démission du président Conrad, plusieurs cadres du club licenciés, la masse salariale encadrée… Le Nimes Olympique vit avec une épée de Damoclès au dessus de la tête explique son nouveau président, Christian Perdrier.

Ce serait disproportionné

Nîmes, ville de tauromachie et de ballon rond

Le statue du torero Nîmois Nimeno II devant les Arènes de Nîmes
Le statue du torero Nîmois Nimeno II devant les Arènes de Nîmes © Radio France

Si le Nîmes Olympique venait à disparaître, c’est comme si les arènes s’effondraient. Le club, c’est l’ADN de la cité. Même si beaucoup ne vont plus au stade, comme Christian, le "Nîmes OL" continue d’alimenter les brèves de comptoir.

Ca fait partie de notre vécu, de notre historique

Au-delà du club, c’est l’honneur de la ville qui est en cause. A tel point que les élus, de tous bords, sont venus jusqu’à Paris, défendre leur patrimoine devant la Ligue. Yvan Lachaud, le président de l’agglomération nîmoise, y était; et il a honte.

Votre ville est marquée au sceau de la tricherie

Il faudra attendre le mois de mars pour connaître la sanction infligée par la Ligue. En parallèle, l’enquête judiciaire se poursuit. Mais les Nîmois ne veulent plus entendre parler ni de Conrad, ni de Kasparian. Pour eux, ça c’est déjà du passé.

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