C'est un rendez vous crucial pour la majorité. Cet après midi, Nicolas Sarkozy reçoit les syndicats et les patrons pour tenter d'apporter des réponses à la crise et de contenir le conflit social. Avec le conflit qui se durcit en Guadeloupe, les temps sont difficiles pour la majorité. A l'occasion de ce sommet social, Anne-Laure Dagnet est allée à l'assemblée nationale pour sonder l'état d'esprit des députés de l'UMP. Quand les temps sont durs, et bien, c'est un réflexe bien connu, les troupes se serrent les coudes. D'où cette impression bizarre quand on interroge les députés de l'UMP sur les mesures qu'il faudrait prendre, une impression de leçon récitée par coeur. Vous avez compris : priorité à l'emploi ! "Nicolas Sarkozy a fait le bon choix en misant sur l'investissement et pas sur la consommation". Voilà pour le discours officiel, mais en creusant un peu, on s'aperçoit vite que ce n'est pas si simple. Certains députés de la majorité sont déçus par les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy. Le villepiniste François Goulard pense qu'il ne répond pas aux inquiétudes des français. D'autres au contraire trouvent que le gouvernement en fait un peu trop. Benoit Apparu appelle le chef de l'Etat à la retenue. Mais même les libéraux ne sont pas tous sur la même longueur d'onde. Claude Goasguen estime lui, qu'il faut oublier les grands principes quand c'est nécessaire. Réponses mal ciblées, mesures trop couteuses, derrière ces critiques, ce qui s'exprime, c'est la volonté des députés d'être associés aux réformes. Et sur ce terrain, ils sont maintenant 2 à se chamailler le leadership au sommet de l'UMP, ce qui ne facilite pas les choses : D'un côté il y a le patron des députés de la majorité Jean-François Copé et de l'autre l'ex ministre Xavier Bertrand, secrétaire général du parti, qui a fait son retour à l'assemblée hier. Et qui en a profité pour marquer son territoire. voilà comment il voit le partage des rôles entre parlementaires et gouvernement. Xavier Bertrand n'a pas l'intention de laisser le champ libre à Jean François Copé qui le lui rend bien. Le chef de file des députés UMP remet sur le tapis sa fameuse "co-production" sur le sujet du jour. Scène de la vie ordinaire au sein de la majorité où tout s'exprime à mi mots. Rien à voir avec ce qui se passe au parti socialiste. En fait les députés UMP sont coincés entre la discipline parlementaire. La solidarité nécessaire avec un chef de l'état en grande difficulté et des électeurs qui les accueille à coups de pieds aux fesses quand ils reviennent dans leurs circonscriptions sans les bonnes réponses.

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