La droite organise pour la première fois, une primaire pour désigner son candidat à l'élection présidentielle. Le scrutin est prévu les 20 et 27 novembre prochains. Mais le processus a mis près de 3 ans à s'imposer. En effet, il a fallu convaincre ses opposants et rassurer ses partisans.

En somme, rien ne s'est passé comme au Parti Socialiste. Certes, le parti "Les Républicains" a mis en place comme le PS l'avait fait avant lui un Comité d'organisation de la Primaire et une Haute Autorité pour tout contrôler. Mais tout a été installé en dehors du parti, pour assurer un maximum de garanties.

Un sarkozyste, un juppéiste, un filloniste...

Le Comité d'organisation de la primaire par exemple, ne se réunit jamais au siège du parti "Les Républicains".

Il est par ailleurs composé d'un représentant de chaque candidat ou futur candidat : un sarkozyste, un juppésite, un filloniste...Ce comité est présidé par un partisan de Bruno Lemaire. Thierry Solère, jure que les réunions n'ont jamais dérapé. « Que le meilleur gagne » espère le député.

En fait, à Droite, personne n'a oublié la guerre Fillon - Copé, à la fin de l'année 2012. Par conséquent, pour la primaire, il a fallu imaginer une procédure quasiment parfaite. Il a fallu penser aux moindres détails. Notamment, le juppéiste Edouard Philippe, réputé très tatillon, a refusé entre autre chose, les procurations qui selon lui ouvre la porte à des abus que l’on a constaté en 2012.

Les éventuelles failles du système

Chaque décision doit être validée par la Haute Autorité. Au PS, c'est un socialiste, Jean-Pierre Mignard, qui la présidait. A Droite, on n'y a mis que des juristes dirigés par la constitutionnaliste, Anne Levade pour qui ces 14 mois sont nécessaires pour faire les choses de manière satisfaisantes.

On pourrait donc penser que les candidats ont de quoi être rassurés. Pourtant, chacun cherche sans cesse les éventuelles failles du système. Par conséquent, chaque candidat officiel ou potentiel a préféré avoir son propre QG, sa propre équipe, son livre, son projet, ses sous. Ce qui n'est pas le cas pour Nicolas Sarkozy et c'est un vrai souci pour le sénateur des Hauts-de-Seine, Roger Karoutchi pour qui L’ancien président de la République ne s’est pas assez exprimé dans les médias.

Des votants issus des Républicains, du Centre, du FN et même de la gauche

Se pose enfin la question du corps électoral qu’il est impossible de maîtriser ou de garantir. On ne peut pas déterminer à l’avance le nombre ou le type d'électeurs comme l’explique Jérôme Fourquet. Le directeur du département "Opinion" de l'Ifop explique que 50% des votants sont issus des Républicains mais aussi du Centre, du FN et même de la gauche.

Les conditions de participation à la primaire des Républicains sont les suivantes :

  • Être inscrit sur les listes électorales

  • Payer 2€ à chaque tour de scrutin (les 20 et 27 novembre 2016)

  • Signer la charte des valeurs de la droite (le jour du vote)

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