Samedi prochain, 20 mai, c’est la journée internationale de la recherche clinique - l’occasion d’expliquer en quoi consistent ces essais. Mais d’abord, pourquoi a-t-on choisi cette date du 20 mai pour sensibiliser l’opinion sur la recherche clinique ? Parce que c'est en 1747, ça ne date pas d'hier, qu'un médecin de la marine écossaise, dont les marins étaient atteints de scorbut avait tenté une expérience. À certains, il avait en effet donné à manger une grosse quantité de citrons et d'oranges. En quelques jours, chez ceux-là, la maladie avait disparu, en démontrant la supériorité d'un traitement, en l'occurrence : la vitamine C, contenue dans ces agrumes. Ce dr James LIND, venait de jeter les bases des essais cliniques qui sont donc des essais comparatifs, qui peuvent être menés chez des personnes saines comme sur des personnes malades, certaines reçoivent un produit actif, les autres un placébo, c'est à dire qui ne contient rien et qui sont absolument indispensables à l'avancée de la recherche médicale, sans eux pas moyen de mettre au point de nouveaux médicaments. Pour tester, on passe par plusieurs étapes, qui vont prendre des années, des phases que détaille Jacques DEMOTES, coordinateur du réseau européen de recherche clinique (interview). Quand on est malade, qu’il n’existe pas de traitement, on a évidemment hâte que la recherche avance. C'est le cas de Maxime, 30 an aujourd'hui. Il y a une dizaine d'années, on lui découvre une maladie rare du sang : il est anémié, on doit le transfuser régulièrement. Alors quand son médecin lui propose de participer à un essai, même s’il ignore s’il va recevoir le produit actif ou le placébo, il n’hésite pas (interview). D’ailleurs les malades sont très demandeurs, ils veulent devenir acteurs de la recherche, ils veulent que la recherche aille encore plus vite, pour en tirer le plus rapidement les bénéfices. Le Pr Fabien CALVO, est responsable, à l’hôpital Saint-Louis à Paris, des essais cliniques (interview). Le Pr Calvo fait allusion à cet essai en Grande-Bretagne il y a quelques semaines, 6 hommes, des volontaires sains, étaient tombés gravement malades à la suite de l’essai d’un médicament censé soigner la leucémie. D’où la nécessité absolue de prendre toutes les mesures de sécurité, que les personnes soient informées, surveillées. Maxime par exemple reste plusieurs heures à l’hôpital après l’injection du médicament, une surveillance qui doit s’assurer aussi même quand le médicament est mis sur le marché - ça s’appelle la pharmacovigilance, elle va s’accroitre au niveau européen pour que quand un médicament provoque un effet secondaire inattendu, tous les utilisateurs soient prévenus le plus vite possible car un médicament c’est quand même censé soigner et pas rendre malade. Un dossier de Danielle Messager.

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