Un reportage signé Emmanuelle Daviet Plusieurs centaines d'enseignants, d'élus locaux et de parents d'élèves venus de toute la France sont attendus aujourd'hui à Paris pour un rassemblement à proximité du ministère de l'Education nationale, contre les suppressions de postes prévues à la rentrée de septembre dans le primaire. Depuis des semaines, ils se mobilisent. 1500 classes d'écoles primaires rayées de la carte à la rentrée prochaine. 9 000 postes de professeurs des écoles supprimés, sur un total de 16 000 dans toute l'Education nationale. Pour le SNUIpp, assurer la réussite de tous les élèves dans ces conditions s'annonce difficile. Sébastien Sihr, Secrétaire général du principal syndicat des enseignants du primaire. Interview de Sébastien Sihr 30 000 élèves en difficulté ne pourront plus bénéficier d'une aide car 600 postes d'enseignants spécialisés dans la lutte contre l'échec scolaire, les RASED, vont disparaÏtre. Autre conséquence des suppressions de postes : le nombre d'élèves par classe va augmenter et des classes vont définitivement fermer. Inadmissible pour Nicolas Moreau, père de 4 enfants scolarisés à Issy-les-Moulineaux, dans les Hauts-de-Seine. Cette commune compte 26 écoles ; 11 fermetures de classes sont prévues à la rentrée prochaine. Interview de Nicolas Moreau - L'avenir des élèves passe aussi par la formation des enseignants : et c'est un autre sujet de grogne dans le monde de l'Education. Vous savez que pour la première fois cette année, les professeurs débutants ont fait cours à plein temps, car l'alternance avec des formations hors classe a été supprimée en 2010 pour raisons budgétaires. L'année a été éprouvante pour de nombreux jeunes enseignants comme cette stagiaire en anglais. Interview enseignante stagiaire Les enseignants, les syndicats et les parents d'élèves accusent Luc Chatel de refuser de voir la réalité des conséquences de sa politique. Mais pour l'instant, pas question, pour le ministre de l'Education, de bouger les lignes.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.