Par Emmanuel Leclère C'est un monde où les clients ne connaissent pas la crise et où l'on annonce une bataille de stars, entre de vieilles gloires et de jeunes ambitieux. A Paris, les palaces se multiplient. Et pas sûr qu'il y ait de la place pour tout le monde. Trois établissements prestigieux sont annoncés dans les 2 ans à venir, un autre ouvre ses portes ce matin ou plutôt les rouvrent : c’est le Royal Monceau où s'est rendu vendredi dernier Emmanuel Leclère. Les ouvriers y achevaient les dernières finitions, avenue Hoche, y compris au 5ème étage où nous a conduit le directeur de l'établissement, Sylvain Ercoli. Après, il faut trouver le ou la cliente qui acceptera de payer 20 000 euros pour une nuit, dans cette suite imaginées par le designer français Philippe Stark. Et avant les travaux, avant les 100 millions d'euros injectés par un émir du Qatar, le Royal Monceau, c'était surtout une réputation de clientèle jet-set. Et c'est bien ce que redoute à nouveau ces deux voisines qui travaillent pour un grand couturier français. Si le Royal Monceau réussit son retour sur la scène des palaces, ces deux voisines devraient plutôt voir des jeunes millionnaires brésiliens, indiens et asiatique, plus amateurs d'art que de paillettes. C'est la clientèle que vise évidemment les plus grands hôtels de luxe, mais pour Sylvain Hercoli, ce n'est apparemment pas un problème. Ce n'est pas l'avis de Mark Watkins, qui dirige un cabinet d'études sur la modernisation des palaces, ce que confirment les employés très inquiets pour leur avenir d'un vieil eétablissement prestigieux de la capitale. La moitié de l'accueil et de la conciergerie a été débauchée pour rejoindre le Royal Monceau. Leur établissement est à vendre et pas de mécène à l'horizon. On parle de palaces et certains s'en sont donné l'appellation, mais le label officiel n'entrera en vigueur que dans quelques semaines. Le ministère du Tourisme devrait en préciser les critères à la suite du rapport rédigé par les dirigeants du Fouquet's et du Plaza Athénee, ce qui fait sourire Mark Watkins.

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