Ces deux derniers jours, les avocats de Zacarias Moussaoui s'efforcent de démontrer la schizophrénie de leur client, circonstance atténuante qui pourrait, selon la défense, lui éviter la peine de mort. Or il a été jugé responsable de ses actes avant le procès. Les avocats l'ont comparé à un mathématicien, John Nash (prix Nobel d’économie) qui, malgré son "air normal" et son intelligence, était atteint de schizophrénie. Moussaoui nie toute maladie mentale. Il a accepté de voir le psychiatre de l'accusation, mais pas les psychiatres de la défense. Tout le travail de la défense consiste à montrer qu'il est le produit d'une famille particulièrement instable. Les plaidoieries auront finalement lieu lundi prochain. Les familles des victimes du 11 septembre hésitent sur le sort à réserver à ce garçon. La défense a trouvé 13 familles de victimes des attentats qui se prononcent contre la peine de mort. Mais Moussaoui sera exécuté si aucun des 12 jurés ne trouve de circonstance atténuante. Les USA risquent, à leur dépens, de transformer Moussaoui en instrument de propagande. Aujourd'hui sera lue à l'audience la déposition de Richard Reid, l'homme aux chaussures piégées, qui avait tenté de faire exploser l'avion Paris –Miami le 22 décembre 2001. Un dossier de Philippe Reltien, en direct d'Alexandria en Virginie aux Etats-Unis.

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