Un reportage signé François Desplans Gérard Longuet, le ministre de la Défense, poursuit sa visite aujourd'hui en Afghanista, pays où sont retenus en otage depuis 476 jours, soit près d'un an et 4 mois, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, ainsi que leurs trois accompagnateurs. Les deux journalistes de France 3 ont été enlevés le 29 décembre 2009 alors qu'ils tournaient un reportage pour l'émission Pièces à Convictions. C'est la plus longue prise d'otage de journalistes français depuis 20 ans et les 3 ans de captivités subis par Jean-Paul Kauffmann au Liban entre 1985 et 1988. Que sait-on aujourd'hui de la situation actuelle des deux otages Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier ? Selon plusieurs sources que j'ai pu contacter, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier sont en vie. Ils sont toujours en Afghanistan et seraient détenus dans la vallée d'Alasay, au fond de la province de la Kapisa, au nord-est de Kaboul. Une vallée très enclavée et située non loin des frontières du Pakistan. Leurs conditions de détention, si elles sont bien sûr difficiles, très spartiates, ne seraient pas inhumaines. Ils n'auraient pas été torturés ni affamés et seraient en bonne santé physique. Mais dans quel état psychologique, c'est la grande inquiétude de leurs proches et du comité de soutien, dont Richard Coffin est l'un des portes-paroles et l'ami de Stéphane Taponier. Interview de Richard Coffin - Une autre question se pose maintenant, où en est-on du côté des négociations ? A en croire Alain Juppé, le ministre des Affaires étrangères, des contacts ont repris depuis le mois de mars avec les ravisseurs, mais les tractations sont très difficiles. Pourtant, il faudra les mener à bien, car la solution militaire est pour l'instant inenvisageable, comme le rappelle Thierry Thuillier, le directeur de l'information de France Télévisions. Interview de Thierry Thuillier Différents intermédiaires à prendre en compte, c'est autant de cercles de négociations et autant de revendications différentes à satisfaire. Sans oublier qu'entre chefs locaux afghans, puis entre eux et les Talibans, les alliances se font et se défont très rapidement et un accord trouvé peut très vite capoter au dernier moment. Bref, le dossier est éminemment complexe et assez secret pour ne pas entraver les négociations. - Doit-on médiatiser cette affaire ou rester le plus discret possible ? Certains vous diront qu'en effet, en parler, c'est augmenter la valeur d'échange des otages. Mais pour le comité de soutien, c'est une manière de dire aux ravisseurs "vous ne pouvez pas les tuer". La journaliste Florence Aubenas, la marraine du comité, évoque alors l'histoire vécue par Jean-Paul Kaufmann, otage au liban durant trois ans.

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