Jusqu'à la fin de l'année, chaque jour à 7H15, zoom sur un événement, une tendance, un fait qui a marqué l'année 2005. Du côté de la musique, cette année, un phénomène s'est confirmé : c'est l'engouement pour les concerts. Avec le piratage des albums, l'industrie du disque affiche une baisse de son chiffre d'affaires de plus de 30% en trois ans et en même temps, on constate que les salles de concerts, toutes musiques confondues, sont souvent pleines. Difficile de ne pas y voir une corrélation. Les maisons de disques d'ailleurs jalousent les bénéfices dégagés par les concerts qu'elles considéraient jusque là comme anecdotiques. Parce que c'est sûr, les concerts et l'émotion du live ça ne peut pas se pirater. 20 millions de billets vendus cette année. (Interview d'Isabelle Favier, directrice de la FNAC spectacles) Pourquoi est-on prêt à payer cher pour un concert qui souvent vous rend complètement sourd ? (Ambiance àl'Olympia, au concert de Dionysos qui a eu lieu lundi dernier) Dans sa loge, Mathias Malzieu, le chanteur de Dionysos. Pour lui, la scène c'est l'épreuve de vérité (interview). Ce que vit une star sur scène, c'est une histoire d'électricité branchée sur l'émotion et pas sur un compteur EDF. Et puis il y a des raisons plus objectives à cette folie des concerts : de plus en plus de concerts et pour toutes les générations. Lorie pour les maternelles ; Johnny, les Stones et Sardou pour leurs papis. Et puis en France, les salles comme les Zénith font des petits. Le CNV est le centre national des musiques vivantes. (Interview d'Antoine Masure, le directeur) 12 Zénith aujourd'hui et 5 de plus d'ici 2008. Il y a aussi une cinquantaine de salles importantes et 500 festivals. Mais attention, même pour les groupes de scène, le piratage peut tuer le concert. Si on ne vend plus de disques, on n'en produit plus et sans album pas de passage radio. Donc on ne peut pas se faire connaître. Résultat : aucun producteur ne fera tourner un artiste sans album. Et puis on sait mieux aujourd'hui qui va au concert grâce à un sondage de la SACEM. Il y a même des liens entre sympathie politique par rapport aux dernières présidentielles et fréquentation des concerts. C'est l'électorat de Noël Mamère et d'Olivier Besancenot qui est le plus allé au concert. Ceux qui ont le moins fréquenté les salles sont dans l'électorat de Jean-Marie Lepen... Un dossier d'Isabel Pasquier, journaliste au service culture de France Inter.

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