Le 16ème congrès Eurochambres, des chambres européennes de commerce et d'industrie, vient de se terminer à Prague, en République tchèque. L’occasion de prendre le pouls de 20 millions de petites et moyennes entreprises. Au dîner de gala, au palais Zofin, étaient attablés, des Autrichiens, des Belges, des Néerlandais, des Russes, des Croates, des Français, des Allemands, et des Espagnols, comme Eduardo Moreno Cerezo, qui n'oublie pas la crise (interview). Les carnets de commandes ne sont pas remplis. L'autre grand souci, c'est l'accès au crédit bancaire. Eleni Gryparis dit l'amertume des chefs d'entreprise grecs (interview). Qui s'en sortira ? Quand et comment ? Les entreprises ont aussi fait des pronostics, à ce congrès et leur moral n'est pas toujours directement corrélé à leur situation économique. Prenez l'usine automobile de l'Europe, la Slovaquie, qui produit pour PSA, Kia et Volkswagen... Le président de la chambre slovaque, Peter Mihok, ne fait pas l'effet d'un homme accablé. Il dit que des chocs, il en a vu d'autres (interview). Et ce choc là, il s'arrêtre quand ? Les chefs d'entreprise disent que nous cesserons de chuter à l'automne, fin de la récession, mais ensuite, le redémarrage ce serait dans 18 mois. Et à certaines conditions. C'est là que le secrétaire général d'Eurochambres, Arnaldo Abruzzini, fait un peu de lobbying (interview). En réalité, crise ou pas, le message reste le même : les entreprises veulent moins de règles, moins de bureaucratie. Elles veulent la directive sur les services. Pour la plupart, l'enjeu c'est le monde d'après. La crise n'est qu'une période dans un cycle économique. C'est ce que dit le suédois Peter Egardt (interview). Peter Egardt pense au futur. A ce congrès, on l'a vu discuter avec un représentant de l'Arabie Saoudite, au sujet de contrats par internet. Et le président des chambres de commerce britannique, Neville Reyner, est sur la même ligne (interview). En l'occurrence, Neville Reyner pense à une entreprise qui a décidé de ne plus faire fabriquer ses enceintes audio en Chine. Finalement, en quittant tous ces représentants de PME, on se dit : voici des marins de l'économie. Ils prennent le gros temps comme il se présente, ils adaptent la voilure, il y a des naufrages. Un reportage d’Alexandra Bensaïd.

Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.