L’équipe de France de football a rejoint la station savoyarde hier, pour un stage préparatoire d'une semaine en altitude. Les joueurs en effectueront deux autres, en Tunisie et à la Réunion, avant la coupe du monde qui démarre le 11 juin. Alors en ce moment, ce n’est pas vraiment l’engouement pour les Bleus, plutôt la défiance vis-à-vis de Raymond Domenech. Le sélectionneur a rencontré la presse, hier. Il était égal à lui-même, peu loquace sur ses intentions, joueur déroutant par son humour au 4ème degré, donc en pleine forme. Son commentaire sur le sort de Gallas, incertain : "ça passe ou ça casse". Question : "vous allez décider quand ?" Réponse :"dès que ça casse". Autre question : à quoi sert ce stage à Tignes ? Raymond Domenech (interview). On sait qu'il y a débat sur l'utilité des stages à 2000 mètres, ou stages à globules rouges. L'ancien médecin des Bleus Jean-Marcel Ferret y est favorable (interview). Et pour l'instant, il fait froid mais beau. Y a-t-il toujours un intérêt pour une station d'accueillir en stage des Bleus en déclin ? Il semble que OUI. Tignes dépense 200 à 300 mille euros pour les avoir, et ça dure depuis 13 ans. Sébastien Mérignargues est le directeur de la station (interview). Pour l'instant, il y a dix fois plus de journalistes que de spectateurs. Et même si 46 % des Français sondés se désintéressent des Bleus, on trouve des irréductibles devant leur hotel (interview). Pour d'autres, le malentendu subsiste entre les Bleus et leur public (interview). Tout n'est pas si sombre dans ce monde d'argent. Hier soir, quand un hélico a déposé les Lyonnais devant l'hotel des Bleus, un moniteur de ski Paul Capietto a contourné le dispositif et sauté au cou du gardien Hugo Lloris (interview). _____ Un reportage de Christophe Vincent, en direct de Tignes.

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