7 000 hectares de forêt ont brûlé dans le Sud cet été, et le Var a payé un lourd tribut. Il faut désormais sécuriser les sites avant de les restaurer. Un chantier complexe.

1700 hectares sont partis en fumée à Bormes-les-Mimosas en juillet 2017, pourtant la nature reprend ses droits
1700 hectares sont partis en fumée à Bormes-les-Mimosas en juillet 2017, pourtant la nature reprend ses droits © Radio France / Sandy Dauphin

Un mois et demi après les violents incendies de cet été la nature a t-elle repris le dessus ? Plus de 7 000 hectares ont brûlé fin juillet dans le sud de la France : dans le Vaucluse, la Haute-Corse, les Bouches-du-Rhône.

Parmi les départements les plus touchés, le Var. Avant l'été, à la Croix-Valmer, près de Saint-Tropez, le cap Lardier était un décor de carte postale, des pins parasols centenaires surplombant les eaux turquoises la Méditerranée.

Aujourd'hui, il y a des collines noires dénudées et une odeur tenace de brûlé. Cinq forestiers couverts de suie sécurisent le site, un chantier mené par l'association Sauvegarde des forêts varoises. Sa priorité : éviter l'érosion des sols. En l'espace de cinq jours, ils ont traité 2 hectares ; le feu en a parcouru plus de 500.

La Croix Valmer : déjà des taches vertes dans un décor noir

Alors avant de voir la forêt renaître, il va falloir être patient, même si l'on voit déjà des taches vertes émailler ce décor noir. "La forêt méditerranéenne a des systèmes de défense naturels au feu", explique Marc Duncombe, le directeur du Parc national de Port-Cros, qui gère cette partie de la forêt de la Croix- Valmer.

Selon Pierre Lacausse agent du Parc national de Port Cros à la Croix Valmer :

Dans cinq ans vous aurez retrouvé 100 % de la végétation, mais il faudra le temps que ça pousse...

Il faudra aussi du temps pour reconstituer la population de tortues d'Hermann, une espèce de reptiles très menacée qui n'ont pas pu fuir devant l'avancée des flammes.

A Bormes-les-Mimosas, des hectares de forêt brûlée reconvertis ?

Au dessus des vignes, la colline entière offre un paysage de terre brûlée
Au dessus des vignes, la colline entière offre un paysage de terre brûlée © Radio France / Sandy Dauphin

A Bormes-les-Mimosas, une autre commune du littoral varois durement touchée par les incendies de fin juillet, certains viticulteurs voudraient déclasser une petite partie des 1 700 hectares brulés pour y planter des vignes.

Leur argument : les vignes constituent des pare-feu. Cette proposition qui fait débat sera au coeur d'une réunion spéciale organisée ce jeudi 21 septembre par la mairie de Bormes-les-Mimosas. Car l'argument ne convainc pas tout le monde : fin juillet, le feu, poussé par de violentes rafales, a en effet réalisé des bonds de plusieurs centaines de mètres par dessus les rangs de vignes.

L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.