Le laboratoire P4 lutte directement contre Ebola
Le laboratoire P4 lutte directement contre Ebola © Inserm / Patrice Latron

C’est l’un des lieux les mieux protégés de France ; et parmi les plus dangereux aussi. Le laboratoire P4 Jean-Mérieux de Lyon abrite les chercheurs qui ont identifié la souche actuelle du virus Ebola et qui travaillent à son éradication. Solenne le Hen a pu visiter les locaux.

C’est un lieu dans lequel on n’entre pas sans montrer patte blanche. Le laboratoire P4 Jean-Mérieux de Lyon est un endroit où l’on trouve les maladies les plus dangereuses connues sur Terre et parmi elles : Ebola. C’est dans ce laboratoire, sous l’égide de l’Inserm et de l’Institut Pasteur, que la souche actuelle du virus a été identifiée ; et c’est ici que les chercheurs travaillent à la découverte d’un remède efficace.

« Laboratoire P4 » signifie que le lieu abrite les maladies les plus redoutables. P4 est l’abréviation pour « pathogène de classe 4 » avec trois principaux critères : aucun vaccin ou traitement connu, un taux de mortalité élevé et une transmission aisée à l’homme. C’est le cas de la fièvre Ebola mais aussi d’autres virus moins médiatiques comme les fièvres de Marburg, Lassa, Congo Crimée ou encore Nipah et Hendra qui sévissent en ce moment en Asie du Sud-Est. La peste ou l’anthrax ne sont pas classés au niveau 4.

Un cube hermétique d’une dizaine de mètres carrés

Vêtus de scaphandres autonomes maintenus en surpression, les scientifiques ne restent jamais plus de 4 heures dans le laboratoire. C’est le temps au-delà duquel l’attention n’est plus suffisante pour maintenir un niveau suffisant de sécurité. Depuis le début de l’épidémie en Afrique de l’ouest, ils entrent régulièrement dans ce cube hermétique d’une dizaine de mètres carrés, à la recherche d’une cure ou d’un vaccin. Ils travaillent notamment sur l’un des traitements expérimentés depuis plusieurs mois, la molécule japonaise Favipiravir : comment l’administrer, quelle dose donner à l’être humain…

En Afrique de l’ouest, l'épidémie d'Ebola semble enfin décroitre. Mais l'Organisation mondiale de la Santé a demandé ces derniers jours de rester vigilant. Le dernier bilan fait état de 8 500 morts dont 170 encore la semaine dernière.

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