Par Danielle Messager C’est cette semaine, jeudi que les élus de l'Association "Elus, Santé Publique et territoires", représentant plusieurs grandes villes, toutes tendances politiques confondues, émettront leurs recommandations. Direction Genève, où une salle, pionnière, existe depuis 2001. Elle s'appelle Quai 9. Et c'est bien une salle de consommation à moindres risques, et non une "salle de shoot", comme on l'entend parfois! Car on y réduit le risque de sida, d'hépatite C et on amène les toxicomanes vers le soin et souvent, le sevrage. Quai 9, c'est un gros bloc, un container, peint en vert pomme, installé juste derrière la gare de Genève. Carole, à l'accueil, remplace les seringues que l’usager vient de jeter. Il prend alors un ticket, il n'aura le droit, que lorsque son numéro s'affichera, de rentrer dans la salle de consommation. Là, il y a Alex, travailleur social, formé aux soins et à la réduction des risques. Les autres toxicomanes attendent dans la salle d'accueil et, paradoxalement, il est interdit de fumer! C'est là que vous avez rencontré Vladimir, un Français. Ils représentent 25% des usagers de Quai 9. La drogue à Genève est 4 fois moins chère. Vladimir vient tous les jours. Ces salles ont vu le jour, aussi, sous la pression du voisinage. Lydia Schneider Hausser, habite le quartier de la gare, elle se souvient de la situation Avant Quai 9. Il y a débat en France, autour de ces salles de consommation. Le Premier ministre a dit "Non" pour l'instant, mais la ministre de la Santé, l'INSERM, de nombreux élus et associations souhaiteraient, au moins, une expérimentation.

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