L'armée française au Mali
L'armée française au Mali © MaxPPP/Panapress

La France remet à plat son dispositif militaire.

C’est la fin de l’opération Serval au Mali – le camp dans la capitale, Bamako, sera restitué aux Maliens et les Français ne resteront plus que dans le Nord -

C’est la fin du dispositif Epervier au Tchad.

La fin de l’opération Licorne en Côte d’Ivoire. Tous ces dispositifs vont se fondre dans un même moule régional.

Les cartes sont redistribuées avec le commandement à N’Djamena, et des moyens (Forces Spéciales, hélico, drones, avions de chasse) répartis sur toute cette zone sahélo-saharienne : Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso et Tchad.

Les chefs militaires estiment que le scénario malien peut se reproduire ailleurs. Que malgré les coups de boutoirs de l’armée française les groupes djihadistes restent menaçants à quelques milliers de kilomètres de nos frontières et qu’il est donc préférable d’intervenir au plus tôt. Les pays de la région, regroupés depuis le mois de février dans un« G5 Sahel » ont tous donné leur accord, militaire, et politique.

Dans quelques semaines, il ne devrait rester qu’un millier de soldats français au nord du Mali (rappelons qu’ils étaient près de 5000 au plus fort de Serval) et deux mille dans les autres pays de la zone sahélienne. La présence tricolore comprendra aussi deux bases de réserve pour les opérations, à Djibouti et à Abidjan, et deux pôles de formation, à Dakar et Libreville, soit environ 4000 hommes. L’opération Sangaris, en Centrafrique, ne fait pas partie du dispositif puisqu’elle est censée être « temporaire ».

L’armée française est intervenue il y a trois ans en Libye et en Côte d’Ivoire. L’an dernier au Mali. Cette année en Centrafrique. L’Afrique est redevenue une priorité pour la France au nom de ses intérêts, de sa sécurité et plus globalement de celle de l’Europe.

Le président Hollande est soucieux de favoriser la montée en puissance des troupes africaines, mais il n’hésite pas à utiliser les compétences de l’armée française dans cette partie du monde, comme le montre ce nouveau dispositif régional.

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