Un reportage signé Emmanuel Leclère et Mathieu Laurent, envoyé spécial à Benghazi, en Libye Description de la situation actuelle en direct de Benghazi, en Libye, par Mathieu Laurent - Quelles peuvent être les conséquences de ces frappes et quelles questions se posent sur la stratégie et les objectifs de cette opération ? Ce que vient de décrire Mathieu Laurent correspond à ce que redoutent les experts sur les questions militaires que l'on peut entendre et lire depuis le déclenchement de l'opération "aube de l'Odyssée". Sur un plan opérationnel, la mise en place d'une sorte de parapluie aérien, il n'y avait pas ou peu de doute. On voit depuis 48 heures que les avions de chasse de la coalition n'ont eu aucun problème, aucune résistance sérieuse pour accomplir leur mission. Officiellement leur mandat, vu du ciel, c'est de protéger les populations. Si l'on s'en tient à ça, le principal risque, c'est ce qu'évoquait sur France Inter hier l'ancien Chef d'état major de l'armée de l'air, Vincent Lanata. Interview de Vincent Lanata Près d'une centaine d'avions de chasse et de surveillance de la coallition maîtrisent donc le ciel de Libye. Cela rappelle le soutien apporté contre les Talibans et Al Qaeda au commandant Massoud, en Afghanistan. Et l'on connaît le résultat... Cela pourrait rappeler le début de la guerre au Kosovo pour faire plier Milosevic : près de 80 jours de bombardements, avec d'innombrables dégâts collatéraux, où le départ du dictateur serbe s'est joué à peu de chose. Quel est l'objectif avec le raid de Tripoli ? C'est toute la question que pose Jean Guisnel, journaliste au Point , qui dirige le blog Défense ouverte. Interview de Jean Guisnel La principale question liée à la stratégie de la coalition, c'est de savoir si les bombardements et l'appui aérien vont permettre à l'insurrection de regagner au sol les positions perdues ces quinze derniers jours et ensuite, de voir s'il y aura un soulèvement à Tripoli.

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