C’est aujourd’hui la journée mondiale d'Alzheimer. Sur les 860 000 personnes touchées en France par cette maladie, 2 tiers vivent à domicile. Il faut donc aussi aider les proches, en leur permettant, notamment, de prendre des vacances, de prendre l'air, simplement de partir quelques jours, car la femme, le mari, s'épuise à soutenir tous les jours son malade d'Alzheimer. Alors, c'est une expérience unique, à titre expérimental, que proposent les soignants de la maison de retraite « Les Aubépins », à Maromme, en Seine Maritime : le Baluchonnage, inspiré d'une expérience québécoise. Un soignant se déplace, avec son baluchon, d'où l'expression, au domicile du malade et va remplacer le mari, la femme, la fille, le temps qu'il ou elle prenne quelques jours de repos. Voilà pourquoi Isabelle Mongaux, la directrice de la maison de retraite, a voulu tenter cette expérience (interview). Michelle a choisi le baluchonnage, terme québécois ou "parenthèses" en français, pour sa mère, Gilberte, 88 ans, qui débute une maladie d'Alzheimer. L'aide soignante de la maison de retraite, Marie-Christine, va, pendant plusieurs jours, relayer Michelle (interview). L'important, pour la personne atteinte de troubles Alzheimer, c'est d'avoir ses repères, surtout ne rien changer à ses habitudes. C'est ce qu'explique Marie-Christine à Gilberte (interview). Michelle a tout préparé, les médicaments, les rendez-vous, tout est calé pour que Marie-Christine prenne sa place (interview). On pourrait croire que c'est plus simple pour le soignant, que dans une maison de retraite, car ici tout semble préparé. MAIS l'attention doit être permanente (interview). Et c'est l'esprit très serein que Michelle va laisser sa mère (interview). Ce service baluchonnage-parenthèses est payant : 2,60 euros de l'heure en semaine. La vingtaine de familles qui l'a déjà exprérimenté dans la région, dit que maintenant, elles ne pourraient plus s'en passer. _____ Un reportage de Danielle Messager.

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