Dans quelques semaines, débutera la période à risques des incendies de forêts. Chaque année, au sud de l'Europe, entre 300 000 et 800 000 hectares de zones forestières sont dévastés par les flammes. Il y a quelques jours, des soldats du feu du bassin méditerranéen se sont retrouvés, sous l'égide de l'Union Européenne, pour un entraînement commun. (Son archives journaux) C'était l'été dernier. Près de 270 000 hectares de terrains étaient alors partis en fumée en Grèce. Des incendies d'une rare violence dans lesquels 73 personnes avaient trouvé la mort. Pour éviter que ce genre de catastrophe ne se reproduise, ce sont donc 600 pompiers qui se sont retrouvés en Sardaigne en fin de semaine dernière. Des pompiers venus de France, d'Espagne, de Grèce, du Portugal et bien sûr d'Italie, avec pour objectif, sur 3 jours, d'établir des procédures opérationnelles communes. Le commandant Samuel Bernes est officier de communication à la direction de la défense et de la sécurité civile française (interview). Il s'agissait pour la Force d'Intervention Rapide Européenne, la FIRE comme on la surnomme, de s'attaquer à un feu de 2000 hectares, allumé pour l'occasion à coup d'essence déversée dans le maquis sarde et réunissant toutes les caractéristiques d'un vrai feu de forêt. Car ce type de feu est bien particulier. C'est ce qu’explique l'adjudant-chef Michel Mazoni (interview). Au milieu d'un véritable ballet de canadaires et d'hélicoptères, les ordres fusent, dans tous les sens, dans toutes les langues. Chaque nationalité a sa propre façon de travailler et surtout son propre matériel, ce qui ne facilite pas toujours les choses. Luis Pereira est le chef d'un groupe de pompiers portugais (interview). Autre difficulté - et pas des moindres - la langue. Les communications entre les différentes unités se font en anglais. Mais tout le monde ne maîtrise pas forcément la langue de Shakespeare. C'est le cas notamment du lieutenant grec Antonis Panagiotakis qui, au 2ème jour de ces exercices, semblait réellement épuisé (interview). Justement un petit répertoire en anglais des termes techniques relatifs aux feux de forêt existe déjà, et il devrait être étoffé après ces 3 jours de terrain. En tout cas, pour le Colonel Patrick Botéac, directeur départemental des sapeurs-pompiers des Alpes-Maritimes, le bilan est très positif (interview). Aujourd'hui centrée sur le combat contre les incendies de forêt, la FIRE, à terme, devrait intervenir sur tous types de catastrophes naturelles, telles que les tremblement de terre ou les inondations. Un reportage signé Alexandra Ackoun, traduction de Sébastien Laugénie.

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