Le thé est de loin, bien avant le café, la boisson la plus consommée dans le monde puisqu'il s'en boit 1800 milliards de tasses chaque année. En France nous assistons depuis quelques années, à un véritable boom du thé, une « thé mania » alors que la part de l'alimentation dans le budget des ménages est en constante diminution (à peine 13%). Le thé, lui, est l'un des rares secteurs à connaitre une santé insolente. Des chaines de boutiques spécialisées, des rayons entiers y compris dans les grandes surfaces, la course au mettre carré pour ouvrir des points de vente dans toutes les grandes villes, impossible d'échapper à cette « thé mania ». Résultat, le chiffre d'affaire global du thé haut de gamme en France progresse de 10% chaque année. Pour comprendre l'engouement des français pour le thé, tout d'abord direction le très chic 6ème arrondissement de paris (interview). Ce succès du thé haut de gamme profite t'il aux grandes marques que l'on trouve en supermarché ? Non, même si Unilever via la marque Lipton reste leader avec à peu prés 45% du marché, les ventes de thé industriel baissent. C'est pour cela qu'ils tentent de racheter certaines entreprises ou de créer des mauvaises copies de thé haut de gamme. Mais là, difficile d'en savoir plus, notamment sur l'ampleur de la baisse Lipton par exemple, n'a pas donné suite à nos demandes d'interview. Visiblement, chez le numéro 1 mondial du secteur il n'y a que l'eau du thé qui est transparente. Il y a-t-il une vraie différence entre les thés haute gamme et ceux des supermarchés ? Tout d’abord le prix, un exemple : pour 25 euros vous avez un kilo de thé industriel en infusettes ou 20 grammes de thé vert de printemps japonais. Ensuite le goût : pour les industriels, la priorité c’est un goût pré défini à l’avance par les gouteurs mais aussi les gens du marketing et qui ne change jamais. Pour y arriver on mélange différentes sortes de thé et souvent pour masquer la piètre qualité du thé, on ajoute de très grosses quantités d’arômes, c’est tout sauf subtil. ------------------------------------------------- Un reportage de Philippe Lefebvre.

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