étalement et exonérations de charges pour les entreprises corses après le conflit sncm
étalement et exonérations de charges pour les entreprises corses après le conflit sncm © reuters

Les trois repreneurs potentiels présentent leurs offres au tribunal de commerce de Marseille mercredi après-midi. La société a été placée en redressement judiciaire le 28 novembre. Focus ce matin sur le rôle des tribunaux de commerce.

Si l’on en croit les propos très défaitistes de Maurice Perrin, l’un des représentants des salariés de la SNCM au conseil de surveillance, il y a peu de chances que cette journée soit la dernière de l'affaire SNCM. Peu de chances aussi qu'il y ait un jour une issue heureuse pour tout le monde après cinq mois de redressement judiciaire.

La veille, le comité d’entreprise a voté a l’unanimité une motion de défiance contre la direction de la SNCM, mais aussi les administrateurs judiciaires et les actionnaires. Et puisqu'il reste environ 40 millions d'euros dans les caisses, l’hypothèse la plus probable est que les juges prolongeront la période d’observation.

Une exception française

Les tribunaux de commerce, c'est une exception française dans le monde de la justice. Il y en a 135 en France, et ce ne sont pas des magistrats professionnels qui rendent les jugements. Patrons, salariés, commerçants sont chargés de faire tourner ces juridications, ils sont élus pour quatre ans, renouvelables trois fois. Et il n'y a pas de profil type.

Reportage d'Olivier Martocq

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