Rencontre avec des jeunes dans un foyer pour mineurs délinquants : un « établissement de placement éducatif » géré par la protection judiciaire de la jeunesse, quelque part en région parisienne. Puisqu'il s'agit de mineurs, nous resterons volontairement flou sur la localité. Une dizaine de délinquants, entre 16 et 18 ans, placés dans un foyer par le juge, après la prison pour certains, en attente de jugement ou comme alternative à l'incarcération pour les autres. Des éducateurs 24/24, une psychologue, deux veilleurs... Il n'y a pas de barreaux ici, mais des règles strictes, ce qui n'empêche pas la violence parfois d'éclater. Petite visite guidée, avec la directrice et l'une des éducatrices (interview). Un coin repas, où chacun doit faire sa vaisselle, des horaires pour se lever, pour se coucher, un suivi socio-éducatif. Bref, quelques repères pour ces jeunes qui reprennent l'école ou les formations. Malè, un jeune de 17 ans, a fait de la prison pour braquage. Il est arrivé dans ce foyer il y a quelques mois. Malè qui accepte de nous raconter sa vie d'avant (interview). Et quand on lui demande ce qui se passe dans sa tête quand il frappe, silence. Le vide, dit-il. Malè faisait partie d'une bande, comme on dit, avec la spirale de la violence qui va avec (interview). Sortir le jeune délinquant de son cercle, de son environnement... c'est le but de ces foyers gérés par la protection jucidiaire de la jeunesse. Une rupture qui peut donner des résultats (interview). En ligne de mire pour Malè : le bac l'an prochain. Et les coups de poings qui s'effacent devant les mots : "On a peut-être réussi quelque chose" dit son éducateur (interview). Et selon les derniers chiffres de la PJJ (la protection judiciaire de la jeunesse) : 160 000 mineurs font l'objet d'une décision pénale en France, 66% soit 54 000 jeunes ne récidivent pas dans l'année qui suit. _____Un reportage d’Hélène Roussel.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.