C’est aujourd’hui la journée mondiale de la biodiversité : la diversité biologique c’est la vie sous toutes ses formes, végétales, biologiques. Avec des animaux emblématiques : les panda, les baleines, les éléphants… menacés d’extinction. La terre a déjà connu 5 crises au cours desquelles les espèces ont disparu. La plus célèbre : la disparition des dinosaures grâce à laquelle nous sommes là, nous les mammifères. Et les scientifiques estiment que nous sommes entrés dans la sixième crise. A cause de nous, les hommes. La déforestation, la surexploitation des ressources naturelles, l’urbanisation, bref, on estime que les espèces disparaissent à un rythme 1 000 à 10 000 fois supérieur au rythme naturel. Alors on peut pleurer sur la disparition des baleines. On peut y être indifférent. Mais l'homme favorise également l’émergence d’une autre forme de biodiversité : celle des virus. Prenons le plus célèbre d’entre eux, le H5N1. Le virus de la grippe aviaire. Nous lui avons donné un sacré coup de main en inventant l’élevage intensif de volailles. Les explications de François Renaud directeur de recherche au CNRS (interview). La diversité biologique, la diversité génétique, c’est une assurance vie qui enraye le développement des virus. Autre exemple, les moustiques, contre lesquels nous nous battons à coup d’insecticides depuis des décennies. Vecteurs de maladies comme le paludisme ou le chikungougna. Mylaine Weil est directrice de recherche au CNRS (interview). Dernière menace en date pour la biodiversité : le réchauffement climatique. Et on ne sait pas très bien comment le milieu naturel va réagir. On voit déjà arriver des bestioles pas très sympathiques, des insectes ravageurs de cultures ou encore des moustiques qui habituellement ne survivent pas sous nos lattitudes. Comment imaginer les effets du réchauffement climatique sur l’écosystème ? Ce sera la mission de l’Ecotron. Un équipement qui va être construit à Montpellier. Avec notamment 12 domes de verre : d'immenses serres dans lesquelles on pourra contrôler la température, l’humidité, la teneur en gaz carbonique pour observer la réaction d'un morceau de nature. Jacques Roy est directeur de recherche au CNRS (interview). Les panda et les baleines sont les ambassadeurs de la diversité biologique, comme nous. Nous faisons partie de cette diversité là. L'homme est né de cette diversité, l’homme s’en est servi : Le pétrole c’est un produit de la diversité biologique. L’homme peut-il s’en passer ? C'est la question. Un dossier de Nathalie Fontrel.

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