A Shanghaï et Hong Kong, s'est tenu le Forum « PME France Chine 2005 » organisé par UBI France, L’association Futuralia, et L’Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d’Industrie. C’est une grande première. 300 PME françaises étaient présentes. Leur objectif : faire des affaires avec 700 PME chinoises qui elles aussi avaient répondu à cet appel. A l’intérieur d'une immense salle au sommet du musée de la recherche et des technologies de Shanghai, c’est un véritable marathon qui se déroule sous forme de « Speed dating ». En 48 heures, un rendez-vous toutes les 45 minutes, chaque entreprise peut rencontrer 12 partenaires potentiels en vue de nouer des accords commerciaux. Ici pas de multinationales, de contrats signés en milliards d’euros. Il n’y a que des petits patrons à l’image de Ginette Beaulieu première visite en Chine. Elle a 15 salariés. Une entreprise textile qui fabrique de la literie haut de gamme pour bébé. Pourquoi est-elle là ? Une nouvelle délocalisation en vue ? Pas du tout ! Interview de Ginette Beaulieu. Les 3/4 de ces petits patrons ne sont jamais venus. Ce n’est pas étonnant. La part de marché de la France en Chine n’est que de 1,5%. Pourquoi cette faible présence ? Chou Chi Zen, professeur à l’Institut du Commerce extérieur de Shangaï, porte un jugement assez sévère. Interview de Chou Chi Zen. Pourtant, à écouter Yves Alexandre, qui dirige une PME présente depuis quelques mois sur le marché chinois, les Français ont des atouts à faire valoir. Interview d'Yves Alexandre. Si les PME sont absentes, c’est peut-être aussi parce qu’il y la barrière de la langue, la crainte de la contre-façon, l’éloignement. Ce qui fait hésiter beaucoup de PME quand il faut se lancer. D’où l’idée, à l’image de ce forum, de fédérer les initiatives. A Shanghaï, la Chambre de commerce et d’industrie franco chinoise dispose de 1000 mètres carrés de locaux tout neuf. Une convention a été signée avec la mission économique de l’ambassade de France. Les entreprises pourront désormais se domicilier sur place. Se battre collectivement pour réussir sur le marché chinois, c’est désormais une obligation selon Jean-François Bernardin, président de l’assemblée des chambres de commerce française. Interview de Jean-François Bernardin. Un forum qui a reçu la visite de Jean-Pierre Raffarin. Depuis sa visite il y a deux ans, en pleine épidémie de SRAS, à une époque où plusieurs chefs d’Etat avaient annulé leur déplacement, les autorités le présentent comme l’ami de la Chine. Pendant une semaine, il a représenté le gouvernement pour préparer la visite en France début décembre du premier ministre chinois. Interview de Jean-Pierre Raffarin. Un dossier de Stéphane Leneuf, chef du service Eco-Soc de France Inter.

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