La majorité est dans tous ses états à cinq mois jour pour jour de l'élection présidentielle. Après des primaires plutôt réussies pour le Parti Socialiste, l'UMP, elle, se divise. Qu'est-ce qui ne tourne pas rond aujourd’hui, à droite ? Une partie de la majorité, fidèle à Jacques Chirac, remet en cause la suprématie de Nicolas Sarkozy. Dominique de Villepin estime que rien n’est fait, Michèle Alliot-Marie envisage de se présenter en dehors de l’UMP, qui a pourtant prévu que les adhérents désignent leur candidat par un vote le 14 janvier prochain. Voici ce qui ne tourne pas rond selon le député villepiniste de la Drôme Hervé Mariton (interview). Débat ou pas débat ? L’UMP n’est pas le PS. La majorité découvre les vertus de la démocratie interne, de quoi la déstabiliser, comme l’explique Pierre Giacometti, directeur général de l’institut Ipsos (interview). Les députés de base, eux, sont en panique. Bernard Deflesselles, élu sarkozyste des Bouches-du-Rhône, en a assez des assauts répétés des chiraquiens (interview). C’est la ligne de fracture à l’UMP, les vieilles rancœurs de 95 sont toujours là. Et l’attente de la décision de Jacques Chirac est une épée de Damoclès sur la tête de Nicolas Sarkozy. Confirmation avec Pierre Giacometti de l’institut Ipsos (interview). Les chiraquiens du coup résistent et remettent en cause le système mis en place par Nicolas Sarkozy, à l’image du député du Finistère Jacques Le Guen (interview). La concurrence grandissante de Ségolène Royal, c’est l’autre grand sujet d’inquiétude pour Nicolas Sarkozy. Il n’est plus seul sur le créneau qui était le sien, celui de la rupture, la conclusion de Pierre Giacometti (interview). Nicolas Sarkozy va donc accélérer le rythme. Déclarer sa candidature au plus vite. Cela peut survenir à tout instant, pourquoi pas sur TF1 dès demain soir, ou ailleurs. Mais vite, pour entrer dans la bataille qui s’annonce. Un dossier de Jean-François Achilli.

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