La base aérienne était auparavant une zone agricole
La base aérienne était auparavant une zone agricole © maxppp

A l’heure où le ministère de la Défense annonce de nouvelles restructurations, reportage à Metz, l’agglomération qui a vu 6.000 militaires partir ces dernières années, lors d'un vaste plan d'économies dans ce secteur.

A l’heure où le ministère de la Défense annonce de nouvelles restructurations, reportage à Metz, l’agglomération qui a vu 6.000 militaires partir ces dernières années, lors d'un vaste plan d'économies dans ce secteur.

Depuis, la ville tente de se relever après ce choc démographique et économique. On a l’habitude de dire qu’un régiment, c’est 15 millions d’euros annuels dans l’économie locale. Pour Metz et ses alentours, c’est l’équivalent de quatre régiments qui ont plié bagage. L’annonce a été faite en 2008, les départs ont été progressifs et étalés dans le temps.

L'entrée de la base aérienne de Metz
L'entrée de la base aérienne de Metz © maxppp

Plusieurs années après, et contrairement aux idées reçues, l’impact n’a pas été aussi violent qu’attendu. « Et même moins violent pour l’agglomération qu’un millier d’emplois industriels supprimés», assure Roger Cayzelles, président du conseil économique, social et environnemental de Lorraine

L’atout de Metz, c’est d’être une grande ville, proche du Luxembourg et de son attractivité économique. Mais surtout, la ville a une histoire particulière, faite de restructurations, pour se reconstruire sur elle-même.

Comme si au final c’était le début d’une nouvelle histoire pour la ville selon Dominique Gros, le maire socialiste de Metz

L’état devait compenser ces départs militaires

L'État avait promis la création de 1.500 emplois. Six ans plus tard, il y a tout juste un millier d’emplois créés dont 150 agents d’Eco Mouv. Si aujourd'hui, le gouvernement a abandonné l'écotaxe, à l’époque, c'était un projet phare pour l’État.

Ce qui devait être une compensation risque de générer du chômage. Une situation ubuesque pour Pascal Martin, secrétaire général CFDT pour les douanes

L'avenir des friches militaires

Le site le plus emblématique dans la région, c’est celui de la base aérienne 128. Cette base est fermée mais on trouve encore des panneaux indicateurs sur la route.

Les élus de l’agglomération cherchent à donner une deuxième vie à ces 400 hectares, à ses bâtiments aux dimensions parfois hors normes.

Pour la visite, nous montons dans la voiture de Stéphane Gérard, il est en charge du projet de la base pour Metz métropole

Et c’est bien cela le défi pour les élus locaux, l’énormité et donc le coût, des travaux d’aménagement. Car ensuite, le but, d’ici plusieurs années, est de louer des emplacements mais pas à n'importe quel projet, la priorité est donnée à l'agriculture et aux sports de haut niveau. En revanche, il n'y aura pas beaucoup de bureaux à louer.

La charge est colossale, admet Jean Luc Bohl, le président de Metz Métropole

De l’agriculture, précisément du maraîchage, de l’arboriculture, de l'élevage, finalement ce n’est qu’un retour aux sources, cette zone militaire était installée sur des terres agricoles avant l’inauguration de la base au début du 20e siècle.

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