Le ministre de l'agriculture doit annoncer aujourd’hui des mesures de soutien aux producteurs de fruits et légumes, victimes de crises à répétition. Dernière en date, celle des producteurs de fruits d’été, pêches et abricots, qui protestent contre les importations massives d'Espagne. A Saint-Feliu d'Amont, à 20 minutes de Perpignan, Aurélie Pascal, 32 ans, est une jeune agricultrice qui reconnait n'avoir connu que des crises depuis qu'elle s'est installée il y a 5 ans (interview/reportage). En Espagne, les producteurs jettent des fruits - ils doivent même payer pour les détruire. Par contre, ils ne connaissent pas l'étendue de leurs pertes. Le système espagnol fait qu’ils ne connaitront ces pertes que dans les mois qui viennent. Côté français, on devrait beaucoup parler tout à l'heure au ministère de l'agriculture du coût du travail. Juste un exemple : un salarié dans les vergers en France c'est au minimum 1300 euros par mois contre 700 pour le même ouvrier en Espagne qui, à ce prix-là, peut travailler 50/60 heures par semaine. _____ Un reportage de Philippe Lefebvre.

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