L'Opus Dei au coeur d'un procès qui s'ouvre ce matin à Paris :une association qui lui serait liée est poursuivie pour travail dissimulé.L'occasion de revenir sur les pratiques de l'institution, épinglée par ses détracteurs pour ses dérives sectaires

L'Opus Dei : beaucoup n'en avaient jamais entendu parler avant le Da Vinci Code , ce best seller vendu à 50 millions d'exemplaires devenu un film au succès planétaire. Dans ce polar ésotérique, l'Opus Dei était décrit comme un syndicat du crime. Mais au-delà de la fiction, l'Opus Dei, c'est d'abord l'une des institutions catholiques les plus controversée, y compris au sein de l'église, pour plusieurs raisons :

Ses liens avec le franquisme. L'Opus Dei a été créée en 1928 en Espagne et neuf de ses membres étaient au gouvernement de Franco dans les années 50.

Son statut unique au sein de l'Eglise , celui de "prélature personnelle", c'est-à-dire que l'Opus Dei ne rend compte qu'au Saint Siège. C'est Jean Paul II qui lui a accordé cette reconnaissance en 1983, avant de canoniser son fondateur, Josemaría Escrivá de Balaguer, en 2002.

Ses positions réactionnaires. L'Opus dei estime notamment que le modernisme est un cancer et qu'elle seule peut "sauver" l'Eglise.

Ses règles et pratiques très strictes pour ses 80.000 membres à travers ds le monde, dont un millier en France.

Bruno Devos a été membre de l'Opus Dei pendant 13 ans. Il a fait partie des "numéraires", ceux qui forment le noyau dur. Ils ont un travail, sont avocats, médecins ou managers. Mais ils vivent en vase clos dans un centre de l'Opus Dei. Ils font voeu de célibat et de pauvreté et versent l'intégralité de leur salaire à l'institution.

Il y a aussi les pratiques d'auto-flagellation, dites de mortification corporelle...

Ces pratiques, Bruno Devos les a dénoncées dans un livre, La face cachée de l'Opus Dei . L'institution n'a jamais attaqué pour diffamation. D'ailleurs, quand on parle de ces pratiques à la porte-parole de l'Opus Dei, Béatrice de la Coste, elle dément sans démentir.

L'Opus Dei s'investit également dans l'éducation. Elle contrôle l'université de Navarre, en Espagne et son école de management l'Iésée, ainsi que des écoles pour les plus jeunes. Bref, l'institution diversifie ses débouchés, comme l'explique Christian Terras, rédacteur en chef de la revue catholique progressiste Golias.

En France, l'Opus Dei compte un millier de membres, une quinzaine de centres de formation dans les grandes villes et elle gère les aumônerie de trois écoles.

Les liens

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